Dans cette page
- Pour qui le rachat existe : arrivants et frontaliers
- Seules comptent les années d'activité en Suisse
- Les conditions en un coup d'œil
- Rachat et imposition à la source : le point à clarifier
- Après un séjour : les années déjà cotisées
- Conseils avant de racheter
- Exemple de chronologie d'un arrivant
- Questions fréquentes
Vous êtes arrivé en Suisse avec un permis B, ou vous y travaillez chaque jour avec un permis G, et vous apprenez que le rachat rétroactif du pilier 3a existe enfin. La question qui suit est toujours la même : « Puis-je rattraper mes années sans versement ? » Pour un rachat 3a de frontalier ou d'arrivant, la réponse tient en une idée : seules les années pendant lesquelles vous aviez le droit de cotiser, avec un revenu soumis à l'AVS, et qui se sont ouvertes depuis 2025 entrent en ligne de compte. Les années passées dans votre pays d'origine, comme les lacunes d'avant 2025, restent hors du jeu.
Cette page vous aide à situer votre propre parcours sur cette règle, à repérer le point délicat de l'impôt à la source, puis à préparer vos pièces dans le bon ordre. Elle informe sur le cadre légal ; elle ne remplace pas une comparaison personnalisée, car la réponse dépend de votre permis, de votre canton de travail et de votre pays de résidence.
Pour qui le rachat existe : arrivants et frontaliers
Le rachat rétroactif est une nouveauté du pilier 3a : depuis le 1er janvier 2025, les articles 7a et 7b de l'OPP 3 permettent de verser après coup des cotisations qui n'avaient pas été versées les années précédentes. Il ne s'agit pas d'un produit, mais d'une possibilité ouverte par le droit fédéral, que chaque prestataire de prévoyance liée applique à sa manière sur le plan pratique. Le premier rachat réel est possible durant l'année fiscale 2026, pour l'année 2025.
Deux profils de lecteurs du site sont directement concernés.
L'arrivant avec un permis B
Vous avez posé vos valises en Suisse, vous travaillez comme salarié ou à votre compte, et votre impôt est prélevé à la source tant que vous n'avez pas le permis d'établissement. Votre histoire de prévoyance suisse commence le jour de votre premier revenu soumis à l'AVS. Tout ce qui précède, par définition, ne figure pas dans le décompte d'un 3a suisse. Pour vous, le rachat n'est donc jamais un moyen de « rattraper » l'ensemble de votre vie professionnelle : c'est un outil limité aux lacunes récentes de votre séjour.
Le permis lui-même compte moins que l'activité : la page Permis B, G, L : qui peut cotiser au 3a ? détaille qui a le droit de verser, et la page sur le permis B, l'impôt à la source et le 3a décrit le cadre fiscal des premières années.
Le frontalier avec un permis G
Vous habitez en France, en Allemagne ou en Italie et vous travaillez en Suisse. Votre revenu est soumis à l'AVS suisse, vous avez donc le droit de cotiser à un 3a tant que cette activité dure. Pour le rachat, vous êtes dans la même situation que l'arrivant sur le plan des conditions : vos années de travail en Suisse peuvent produire des lacunes rachetables, et vos années de travail ailleurs n'en produisent pas. La différence se joue sur l'impôt, un sujet traité plus bas ; la page Permis G : ce qu'il ouvre pour votre prévoyance rappelle le cadre général.
Qui n'est pas concerné
Le rachat ne sert à rien si vous avez toujours versé la cotisation maximale chaque année : il n'y a alors aucune lacune. Il est aussi fermé à celui qui a déjà touché une prestation de vieillesse du 3a. Enfin, il n'ouvre pas de droit particulier à celui qui, durant l'année du rachat, ne verse pas d'abord l'intégralité de la cotisation ordinaire de l'année.
Seules comptent les années d'activité en Suisse
Deux filtres successifs décident si une année est rachetable. Le premier est une date ; le second est une activité.
Le filtre de 2025
Le rachat ne porte que sur des lacunes apparues à partir de la période fiscale 2025. Toute lacune antérieure est exclue, sans exception pour les arrivants. Le canton de Genève l'écrit noir sur blanc sur son site : le rachat est possible depuis 2026, et seules les lacunes nées en 2025 ou plus tard peuvent être comblées. Même chose pour les autres cantons, puisque la règle vient du droit fédéral.
Le rachat est en outre limité dans le temps : on peut racheter pour dix années de cotisations manquantes au plus. Cette durée de dix ans est un plafond de remontée, pas un droit acquis : tant que la règle ne vise que les lacunes de 2025 et suivantes, elle ne produit d'effet complet que dans la durée.
Le filtre de l'AVS
Pour qu'une année soit rachetable, il faut y avoir eu le droit de verser des cotisations. Concrètement, la demande de rachat contient la confirmation que vous avez réalisé un revenu soumis à l'AVS pendant les années de lacune. Or seules les personnes qui perçoivent un revenu, ou un revenu de remplacement, d'une activité lucrative soumise à l'AVS peuvent cotiser à un 3a ; sans activité lucrative, le versement n'est plus possible.
Pour un arrivant, cela signifie qu'une année passée à l'étranger, ou une année sans activité en Suisse, ne se rachète pas. Pour un frontalier, une année de travail en Suisse compte, une année de travail à domicile pour un employeur étranger n'est pas dans le même cas. Les cas limites (activité mixte, arrêt de travail, chômage) se vérifient auprès de l'institution, pièces à l'appui.
Le schéma ci-dessous place ces deux filtres sur une carrière à cheval sur deux pays.
Les conditions en un coup d'œil
Le texte de l'OPP 3 énumère des conditions cumulatives : si l'une manque, le rachat est refusé. Les repères chiffrés de l'année sont rassemblés dans le bloc ci-dessous.
7 258 francs
Rachat maximal par année fiscale en 2025 et 2026
Source: 3e pilier a — rachats rétroactifs (nouveauté 2025)
7 373 CHF
Plafond 3a avec 2e pilier en 2027
Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)
dix ans
Années de cotisations manquantes rachetables au plus
Source: Plafonds du 3e pilier a (montants-limites non imposables)
31 mars de l'année suivante
Demande de taxation ordinaire ultérieure, par écrit, jusqu'au
Source: Frontaliers
Le tableau ci-dessous reprend les critères un par un, avec ce qu'ils signifient pour un arrivant ou un frontalier.
| Critère | Ce que dit la règle | Ce que cela signifie pour vous |
|---|---|---|
| Date des lacunes | Seules les lacunes de la période fiscale 2025 et suivantes comptent | Vos années d'avant 2025 sont perdues pour le rachat |
| Droit de cotiser | Avoir été légitimé à cotiser les années concernées | Il faut un revenu d'activité soumis à l'AVS en Suisse |
| Cotisations déjà versées | Ne pas avoir versé les cotisations maximales les années rachetées | Une année pleinement cotisée ne laisse rien à racheter |
| Année du rachat | Verser d'abord l'intégralité de la cotisation ordinaire de l'année | Le rachat vient après, jamais à la place |
| Montant | Un seul rachat par année fiscale, dans la limite de la « petite déduction » | Même sans 2e pilier, le plafond du rachat reste le petit montant |
| Prestation de vieillesse | Aucune prestation de vieillesse 3a perçue | Un retrait déjà fait ferme la porte |
| Âge | Au plus tard cinq ans après l'âge de référence, avec activité | La fin de carrière limite la fenêtre |
| Fiscalité | Rachat déductible l'année où il est effectué | La déduction suit le régime fiscal de votre statut |
Une remarque sur la ligne du montant : le plafond du rachat est le petit montant de l'année, y compris pour les personnes sans 2e pilier. Un frontalier indépendant sans LPP, qui peut cotiser jusqu'au grand plafond (36 288 francs en 2026), ne rachète donc pas davantage : la page Frontalier indépendant : le grand 3a est-il accessible ? traite cette différence.
Rachat et imposition à la source : le point à clarifier
C'est ici que le frontalier et l'arrivant se séparent des autres lecteurs. Le rachat est déductible fiscalement l'année où il est effectué ; encore faut-il que votre système d'imposition permette cette déduction.
Ce que prévoit le barème de l'impôt à la source
L'impôt à la source est prélevé directement sur le revenu des personnes qui travaillent en Suisse sans permis d'établissement ou sans domicile fiscal suisse, comme les frontaliers ou les personnes en séjour hebdomadaire. Son barème ne tient pas compte des cotisations 3a. Autrement dit, un versement ordinaire comme un rachat ne diminue pas l'impôt retenu chaque mois sur votre salaire.
Les deux chemins pour déduire
Pour déduire, la loi offre deux voies, selon votre domicile.
- Si vous êtes imposé à la source et que vous vivez en Suisse, vous pouvez demander par écrit, jusqu'au 31 mars de l'année suivante, une taxation ordinaire ultérieure (TOU, art. 89a al. 3 LIFD) pour faire valoir vos cotisations 3a.
- Si vous êtes imposé à la source et que vous n'êtes pas domicilié en Suisse, c'est le cas de nombreux frontaliers, la déduction est possible si vous remplissez les conditions de l'art. 99a LIFD (statut de quasi-résident), ou par une taxation ultérieure d'office selon l'art. 99b LIFD.
Le détail de ces chemins, avec les situations typiques, se lit dans Frontalier : peut-on déduire son 3a ? Source, TOU et quasi-résident et dans Quasi-résident et TOU : le 3a pour un frontalier genevois.
Pourquoi cela change la valeur d'un rachat
Un rachat concentre plusieurs années de cotisations sur une seule année fiscale, puisqu'il est limité à un par an. L'effet d'un tel versement sur votre impôt dépend de votre barème, de votre canton et, si vous vivez à l'étranger, du traitement fiscal de votre pays de résidence. L'économie réelle dépend de votre situation ; ce n'est pas une économie que cette page peut chiffrer pour vous. Si votre statut ne permet pas la déduction, le rachat reste un versement de prévoyance liée, mais sans l'avantage fiscal suisse qui motive habituellement l'opération.
Un point de repère pour les ordres de grandeur : le calculateur d'économie d'impôt pour frontaliers simule l'effet d'un versement dans des hypothèses claires. Il ne remplace pas la lecture de votre décision de taxation.
La question du canton
Chaque canton applique le droit fédéral avec ses formulaires et ses pratiques. Le canton de Genève, par exemple, publie ses propres explications sur la déduction du rachat, et son régime spécial pour frontaliers a ses règles propres. Si vous travaillez à Vaud, au Valais, à Neuchâtel ou dans le Jura, la page sur l'accord de 1983 rappelle d'où vient votre régime. Dans tous les cas, c'est le canton où votre employeur est établi qui prélève l'impôt à la source ; la page l'impôt à la source sur le capital et le canton du débiteur explique pourquoi cette précision compte aussi pour la sortie du capital.
Après un séjour : les années déjà cotisées
Beaucoup de lecteurs arrivent à cette page avec un 3a déjà ouvert, parfois depuis plusieurs années. La question n'est plus « puis-je racheter ? » mais « où en suis-je ? ».
Ce que votre prestataire doit avoir consigné
Les institutions de prévoyance individuelle liée enregistrent le montant et la date des cotisations, des rachats et des lacunes comblées, ainsi que la perception éventuelle d'une prestation de vieillesse. Elles conservent ces documents pendant dix ans à compter de la fin du rapport de prévoyance (art. 8a). C'est la base objective de tout rachat : si vos versements ne sont pas retracés, le calcul de vos lacunes ne peut pas se faire proprement.
Si vous avez changé de prestataire
En cas de transfert du capital vers une autre forme reconnue de prévoyance, l'institution qui transfère communique à la nouvelle le montant annuel des cotisations ordinaires et des rachats, avec les lacunes comblées, pour les dix années précédentes (art. 8b). Un arrivant qui a repris un 3a ouvert chez un autre prestataire en tire un avantage concret : l'historique doit suivre. La page Permis B : reprendre ou changer son 3a en arrivant détaille la démarche.
Années cotisées partiellement
Une année où vous avez versé moins que le maximum admis laisse une lacune, même si vous avez cotisé. Cela vaut aussi pour une première année en Suisse avec revenu partiel : l'ordre à suivre est décrit dans Première année en Suisse : revenu partiel et 3a. Notez qu'une année où la cotisation maximale a été versée ne peut pas être « complétée » : elle est pleine.
Les années pendant lesquelles vous aviez le droit mais pas la possibilité
Un arrivant dont le premier salaire est tombé tard dans l'année, un frontalier qui a changé d'employeur, une personne en arrêt maladie : toutes ces situations créent des lacunes réelles, mais seules celles de 2025 et suivantes s'ouvrent au rachat. Pour une vue d'ensemble de ce qui se passe d'une année à l'autre, la page Rachat rétroactif du 3a : arrivants, partants et non-résidents complète celle-ci.
Conseils avant de racheter
Un rachat est un versement important, concentré sur une année et soumis à des conditions strictes. Quelques réflexes évitent les mauvaises surprises.
Vérifier l'ordre des versements
Dans l'année du rachat, il faut d'abord verser l'intégralité de la cotisation ordinaire admise, puis, seulement ensuite, le rachat. Ce n'est pas une formalité : en 2026, la cotisation de l'année doit être complète avant de verser en une fois celle de 2025. Le rachat se demande par écrit à l'institution, avec le montant, les années de lacune concernées et leur montant, et, le cas échéant, le montant et la date des cotisations ordinaires de l'année.
Préparer vos déclarations sur l'honneur
Dans la demande, vous confirmez quatre choses : avoir versé le montant maximal des cotisations ordinaires de l'année du rachat, avoir réalisé un revenu soumis à l'AVS pendant les années de lacune, ne pas avoir déjà effectué un rachat pour ces années, et ne pas avoir perçu de prestation de vieillesse. Ne signez rien dont vous n'avez pas les pièces.
Respecter le calendrier
Un versement n'est déductible pour une année que s'il est crédité sur le compte ou la police 3a au plus tard le 31 décembre de l'année concernée. Un frontalier qui vire depuis un compte étranger, ou qui passe par un prestataire en ligne, doit anticiper les délais de traitement. La page Permis B ou départ : jusqu'à quand verser son 3a ? précise le cas des années d'arrivée et de départ.
Penser à la suite : plafonds et départ
Le plafond de l'année évolue : avec 2e pilier, il s'établit à 7 258 francs en 2026 et à 7 373 francs en 2027 ; sans 2e pilier, il atteint 36 288 francs en 2026 et 36 864 francs en 2027 (le taux de 20 % du revenu de l'activité s'applique en dessous de ce maximum). Ces repères figurent dans la page Plafonds 3a 2027 : ce qui concerne frontaliers et non-résidents. Si vous envisagez de quitter la Suisse, lisez aussi Quitter la Suisse : racheter son 3a avant de partir ?, car le rachat et le départ s'influencent mutuellement, notamment du côté du domicile fiscal au moment du retrait.
Les questions à poser à une institution
Sans désigner de prestataire, voici les questions utiles avant tout rachat.
- Appliquez-vous le rachat rétroactif, et pour quelles années ?
- Quel document me remettez-vous pour attester mes cotisations et mes lacunes ?
- Quelles pièces demandez-vous pour prouver mon revenu soumis à l'AVS ?
- Comment traitez-vous un versement depuis un compte à l'étranger ?
- Que se passe-t-il si je transfère mon capital plus tard ?
Pour savoir quelles institutions ouvrent un 3a à un non-résident, Frontalier : auprès de qui ouvrir un 3a fait le point. Pour une comparaison adaptée à votre situation, vous pouvez utiliser le formulaire Demander une comparaison gratuite.
Checklist avant le rachat
- Confirmer que les années visées sont postérieures à 2024 et que vous aviez un revenu soumis à l'AVS pendant celles-ci
- Rassembler les attestations de cotisations de chaque année
- Vérifier que vous n'avez pas versé le maximum les années à racheter
- Verser l'intégralité de la cotisation ordinaire de l'année du rachat
- Rédiger la demande écrite : montant, années de lacune, montant par année
- Contrôler que le rachat ne dépasse pas le petit montant de l'année
- Vérifier le chemin fiscal de votre statut (TOU ou quasi-résident)
- Noter la date limite de demande de TOU, le 31 mars de l'année suivante
- Conserver le justificatif de crédit au plus tard le 31 décembre
- Garder l'historique si vous changez de prestataire
Exemple de chronologie d'un arrivant
Exemple fictif : Carlos, 40 ans, est arrivé du Portugal il y a quatre ans avec un permis B. Salarié dans une entreprise vaudoise, il s'est ouvert un 3a à l'arrivée, mais il n'a pas versé le maximum pendant deux années, faute d'information. Il apprend en 2026 que le rachat existe et se demande s'il peut tout rattraper.
Voici sa lecture, étape par étape.
- Les deux années sans versement. Elles datent d'avant 2025. Même si Carlos avait un revenu soumis à l'AVS et le droit de cotiser, ces lacunes sont exclues du rachat. Il ne les récupérera pas.
- L'année 2025. Il se demande s'il a versé la cotisation maximale. Si non, la lacune de 2025 est rachetable : c'est la première année qui entre dans le dispositif, et le premier rachat se fait durant l'année fiscale 2026.
- L'année du rachat, 2026. Carlos doit verser en entier la cotisation ordinaire de l'année. Seulement ensuite, il demande par écrit le rachat pour 2025, avec le montant de la lacune. Même si la lacune est grande, son rachat ne dépasse pas le petit montant de l'année, soit 7 258 francs.
- L'impôt. Encore imposé à la source avec son permis B, il constate que le barème ignore ses cotisations 3a. Il dépose donc par écrit une demande de taxation ordinaire ultérieure, avant le 31 mars de l'année suivante, pour faire valoir sa déduction. Le résultat dépend de son canton et de sa situation ; il n'y a pas de chiffre universel.
- La suite. S'il passe plus tard au permis C, son régime fiscal change, comme l'explique Permis C : établissement en Suisse et 3e pilier. Son historique de cotisations doit alors rester lisible chez son prestataire.
Ce que l'exemple montre : le rachat est étroit pour un arrivant, car il ne remonte pas avant 2025 et ne couvre qu'une année par rachat. Il reste utile, mais il ne remplace pas un versement régulier chaque année.
Questions fréquentes
Un frontalier peut-il racheter des années de 3a ?
Oui, s'il remplit les conditions de l'OPP 3 : avoir eu le droit de cotiser, avoir réalisé un revenu soumis à l'AVS pendant les années de lacune, ne pas avoir versé le maximum ces années-là et ne pas avoir perçu de prestation de vieillesse. Seules les lacunes apparues depuis 2025 comptent. La déduction fiscale dépend ensuite de son régime d'imposition.
Mes années de travail en France ou en Allemagne comptent-elles ?
Non. Le rachat suppose que vous ayez eu, pendant l'année concernée, le droit de cotiser à un 3a suisse, ce qui implique un revenu d'activité soumis à l'AVS. Une année travaillée uniquement à l'étranger ne crée pas de lacune rachetable.
Puis-je racheter mes années d'avant 2025 ?
Non. Toute lacune antérieure à la période fiscale 2025 est exclue, y compris pour un arrivant qui a eu plusieurs années sans versement. Cette règle vient du droit fédéral et le canton de Genève la rappelle expressément.
Combien d'années puis-je racheter ?
Jusqu'à dix années de cotisations manquantes au plus. Dans la pratique, la limite d'un seul rachat par année fiscale, plafonné au petit montant de l'année, borne le rythme : rattraper plusieurs années demande donc du temps.
Le plafond du rachat est-il plus élevé si je n'ai pas de 2e pilier ?
Non. Le rachat est limité au montant de la « petite déduction », même pour les personnes sans 2e pilier. En 2025 et en 2026, ce montant est de 7 258 francs. Le grand plafond ne s'applique qu'aux versements ordinaires, pas au rachat.
Dois-je verser ma cotisation ordinaire avant de racheter ?
Oui. Dans l'année du rachat, il faut verser l'intégralité de la cotisation ordinaire admise avant de verser en une fois le rachat. Sans cela, la condition de l'art. 7a n'est pas remplie et la demande est refusée.
Le rachat réduit-il l'impôt à la source retenu sur mon salaire ?
Non, pas directement : le barème de l'impôt à la source ne tient pas compte des cotisations 3a. Pour déduire, une personne domiciliée en Suisse demande une taxation ordinaire ultérieure par écrit, jusqu'au 31 mars de l'année suivante. Un frontalier non domicilié en Suisse doit remplir les conditions de l'art. 99a LIFD, ou passer par la taxation ultérieure d'office de l'art. 99b LIFD.
Que se passe-t-il si je quitte la Suisse après un rachat ?
Le rachat ne dépend pas de votre pays de résidence, mais le retrait du capital et son imposition, eux, en dépendent. Avant un départ, il vaut mieux lire Quitter la Suisse : retirer son 3a et l'impôt à la source et vérifier ce que décident votre canton et votre pays de résidence.
Jusqu'à quel âge peut-on racheter ?
Au plus tard jusqu'à cinq ans après l'âge de référence, à condition de continuer à exercer une activité professionnelle. Le rachat n'est plus autorisé dès qu'une prestation de vieillesse 3a a été retirée. L'âge de référence est de 65 ans pour les hommes ; pour les femmes, il monte progressivement et atteint 65 ans à partir du 1er janvier 2028.
Comment savoir quelles années je peux racheter ?
En demandant à votre prestataire un relevé de vos cotisations, qu'il est tenu de consigner. Rapprochez-le de vos fiches de salaire suisses : une année avec revenu soumis à l'AVS et cotisation incomplète est un candidat. L'outil sur le rachat 3a des arrivants et frontaliers aide à poser ce raisonnement.
Sources
- 3e pilier a — rachats rétroactifs (nouveauté 2025) — Administration fédérale des contributions
- Plafonds du 3e pilier a (montants-limites non imposables) — OFAS
- Rachat de cotisations 3a, art. 7a et 7b OPP 3 — Fedlex
- Attestations et conservation des données, art. 8a et 8b OPP 3 — Fedlex
- Imposition à la source et taxation ordinaire ultérieure — Administration fédérale des contributions
- Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral) — admin.ch
- Rachat rétroactif du 3a — République et canton de Genève
- AVS — rentes, âge de référence, 13e rente — OFAS
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