Dans cette page
- Seules les années passées en Suisse comptent
- Saisie : date d'arrivée, permis, pays de résidence
- Années rattrapables selon votre date de début d'activité
- Résultat : montant et déduction possible ou non
- Un exemple depuis l'Italie
- Hypothèses et date
- Avant de racheter : les vérifications à faire
- Demander une comparaison gratuite
- Questions fréquentes
Le rachat 3a d'un frontalier ou d'un arrivant ne se calcule pas comme celui d'un salarié installé en Suisse depuis toujours. Votre dossier part d'une date : celle où vous avez commencé à travailler en Suisse, et non celle de votre naissance ni celle de votre premier compte. Le calculateur placé juste en dessous vous demande cette date, votre permis et votre pays de résidence, puis il vous indique quelles années entrent dans le rattrapage et si une déduction paraît envisageable.
Ce qui suit explique comment le remplir, ce que signifie chaque résultat et sur quelles règles il repose. Le résultat reste un ordre de grandeur : ce n'est ni une offre ni un conseil, et il ne remplace pas l'examen de votre situation réelle.
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- Le premier rachat est possible en 2026, pour 2025 : un seul rachat par année fiscale, au plus la « petite déduction », soit 7 258 CHF, y compris sans 2e pilier.
- Conditions, toutes nécessaires : avoir eu le droit de cotiser l’année rachetée, ne pas y avoir versé le maximum, verser le maximum de l’année du rachat, n’avoir touché aucune prestation de vieillesse 3a.
- Plafond de 2025 retenu par l’outil : 7 258 CHF avec 2e pilier (la petite déduction) ; sans 2e pilier, l’outil applique la règle de 2026 : 20 % du revenu net de l’activité, au maximum 36 288 CHF.
- Arrivée en Suisse : une année où vous n’aviez pas le droit de cotiser au 3a ne crée pas de lacune rachetable.
- Impôt en moins : grille du calculateur fiscal de l’AFC pour 2026, interpolée : à quelques dizaines de francs près du calcul exact. Ordre de grandeur, ni un conseil ni une prévision.
Sources des chiffres de l’outil
- Calculateur fiscal de l’Administration fédérale des contributions, année fiscale 2026, consulté le 01.11.2026 : swisstaxcalculator.estv.admin.ch
- Plafond du rachat 3a : un seul rachat par année fiscale, au maximum le montant de la « petite déduction » (8 % du montant-limite supérieur LPP), y compris pour les personnes sans 2e pilier — soit 7 258 francs en 2025 et 2026 (source)
- Rachat 3a : le premier rachat est possible durant l'année fiscale 2026, pour 2025 ; rattrapage sur dix ans au plus ; rachat déductible fiscalement l'année où il est effectué (source)
- Plafond 3a sans 2e pilier (indépendant non affilié) : 36 288 CHF en 2026, 36 864 CHF en 2027 (montant maximal ; le taux de 20 % du revenu de l'activité lucrative s'applique en dessous de ce maximum, voir IND-006). (source)
- Conditions cumulatives du rachat 3a : être légitimé à cotiser et avoir versé la cotisation maximale 3a de l'année du rachat ; ne pas avoir versé les cotisations maximales les années rachetées ; avoir été légitimé à cotiser ces années-là ; ne pas avoir touché de prestation de vieillesse 3a (source)
Seules les années passées en Suisse comptent
Le rachat rétroactif du pilier 3a permet de verser, après coup, des cotisations qu'on n'a pas versées les années précédentes. Pour un arrivant ou un frontalier, deux filtres se superposent.
Le premier filtre est celui de la loi. Depuis le 1er janvier 2025, les articles 7a et 7b de l'OPP 3 autorisent le rachat des cotisations 3a non versées. Mais seules comptent les lacunes apparues à partir de la période fiscale 2025 : toute lacune antérieure est exclue. Le premier rachat est possible durant l'année fiscale 2026, et il porte sur 2025. Le rattrapage peut remonter sur dix ans au plus, et le montant racheté est déductible fiscalement l'année où il est effectué.
Le second filtre est le vôtre : une lacune suppose une année où vous auriez pu cotiser et où vous ne l'avez pas fait. Si vous êtes arrivé en Suisse après le début de la période, les années que vous avez passées ailleurs ne créent aucune lacune. Dans le cas d'un frontalier, ce sont les années d'activité en Suisse qui servent de repère, pas les années de résidence en France, en Allemagne ou en Italie.
Concrètement, la fenêtre de rattrapage est donc la plus courte des deux : votre propre période d'activité en Suisse ou la période ouverte par la loi. Celui qui a commencé à travailler en Suisse il y a longtemps ne retrouve pas ses années anciennes, et celui qui est arrivé récemment n'a pas de lacune avant son arrivée.
Pour situer votre statut avant de saisir quoi que ce soit, voyez qui peut cotiser selon son permis et sa résidence et la page sur le rachat rétroactif pour les arrivants, partants et non-résidents.
Saisie : date d'arrivée, permis, pays de résidence
Le calculateur pose trois questions. Chacune a une raison précise.
La date de début d'activité en Suisse
Entrez le mois et l'année où vous avez commencé à travailler en Suisse, pas la date de signature d'un contrat que vous n'avez pas encore exécuté. Si vous avez interrompu votre activité (congé long, chômage, retour temporaire dans votre pays), gardez en tête que le calculateur lit une période continue ; une interruption se discute avec le prestataire qui recevra la demande.
Le permis
Le permis G, B, C ou L dit dans quel régime fiscal vous êtes pris. Le frontalier au permis G est en général imposé à la source sur son salaire. Le titulaire d'un permis B ou L résidant en Suisse est lui aussi souvent imposé à la source, jusqu'à ce que sa situation bascule vers la taxation ordinaire. Le permis C ouvre le plus souvent la taxation ordinaire. Ces différences pèsent sur la déduction, pas sur le droit de racheter lui-même. Pour chaque permis, vous trouverez le détail sur les pages permis G, permis C et permis L.
Le pays de résidence
Le pays où vous vivez détermine qui peut taxer votre salaire, qui peut accepter une déduction et comment le capital sera imposé plus tard. Les pages frontalier résidant en France, en Allemagne et en Italie détaillent chaque cas. Le calculateur n'en retient que l'essentiel : la situation est-elle de celles où la Suisse accorde une déduction, ou faut-il s'attendre à ce que l'avantage fiscal se joue ailleurs ?
Années rattrapables selon votre date de début d'activité
La lecture du résultat se fait en trois cas types.
| Votre date de début d'activité | Années qui peuvent entrer dans le rachat | À retenir |
|---|---|---|
| Bien avant 2025 | À partir de 2025 seulement | Les années plus anciennes sont perdues pour le rachat |
| En 2025 | De 2025 à l'année en cours | La fenêtre est celle de votre arrivée |
| Après 2025 | Seulement les années postérieures à votre arrivée | Le rachat sera court et se réduit à peu de lacunes |
Deux règles de procédure complètent ce tableau. D'abord, il faut avoir versé l'intégralité de la cotisation due pour l'année en cours (2026) avant de verser en une fois celle de 2025. Ensuite, il n'y a qu'un rachat par année fiscale, dont le montant ne dépasse pas la « petite déduction », soit 8 % du montant-limite supérieur LPP. Cela vaut aussi pour les personnes sans 2e pilier. En 2025 comme en 2026, ce maximum est de 7 258 francs.
Le plafond du rachat est donc distinct du plafond des versements ordinaires. Un frontalier indépendant sans 2e pilier, par exemple, peut cotiser davantage chaque année, mais le rachat reste borné par la petite déduction. Pour ce profil, voyez le grand 3a du frontalier indépendant et le plafond fixé à une part du revenu.
7 258 francs
Plafond du rachat 3a (2025 et 2026)
Source: 3e pilier a — rachats rétroactifs (nouveauté 2025)
36 288 francs
Plafond 3a 2026 sans 2e pilier
Source: 3e pilier a — plafonds de déduction
dix ans
Durée maximale du rattrapage
Source: 3e pilier a — rachats rétroactifs (nouveauté 2025)
2025
Première période fiscale de lacune
Source: Rachat de cotisations 3a (dès le 1er janvier 2025)
au plus tard le 31 mars de l'année suivante
Demande de taxation ordinaire ultérieure
Source: Frontaliers
Résultat : montant et déduction possible ou non
Le calculateur affiche deux informations distinctes, qu'il faut lire séparément.
Le montant maximal que le rachat peut atteindre
C'est le haut de la fourchette : la somme que la loi permet de racheter dans l'année, compte tenu de vos années éligibles. Ce n'est pas un montant à viser. Une grande partie des frontaliers n'ont pas besoin de racheter le maximum, et la décision dépend de votre trésorerie, de votre horizon et de votre situation fiscale. Un montant plus bas que le maximum est tout à fait normal.
La déduction : possible, incertaine ou non
Le calculateur la classe en trois états.
- Possible : vous êtes en taxation ordinaire en Suisse, ou vous relevez d'un des cas qui permettent de la demander.
- À vérifier : vous êtes imposé à la source et vous devez remplir les conditions de la taxation ordinaire ultérieure.
- Peu probable : votre pays de résidence reste seul compétent pour la déduction, ou aucune déduction n'est ouverte en Suisse.
Pourquoi cette nuance ? Parce que le barème de l'impôt à la source ne tient pas compte des cotisations 3a. Une personne imposée à la source peut demander par écrit, jusqu'au 31 mars de l'année suivante, une taxation ordinaire ultérieure (TOU, art. 89a al. 3 LIFD) pour déduire ses cotisations. Une personne imposée à la source qui n'est pas domiciliée en Suisse ne peut le faire que si elle remplit les conditions de l'art. 99a LIFD, ou si la taxation ultérieure est décidée d'office selon l'art. 99b LIFD.
Ces conditions tiennent en trois cas : une part prépondérante de vos revenus mondiaux, conjoint compris, est imposable en Suisse ; votre situation est comparable à celle d'un contribuable domicilié en Suisse (le quasi-résident) ; ou la TOU est nécessaire pour faire valoir des déductions prévues par une convention contre les doubles impositions. Beaucoup de frontalier ne remplissent aucune de ces conditions : dans ce cas, le rachat reste possible juridiquement, mais l'avantage fiscal en Suisse n'est pas acquis. Pour approfondir, lisez la déduction du 3a pour le frontalier : TOU et quasi-résident et le TOU du quasi-résident genevois.
Le canton de Genève rappelle de son côté que le rachat y est possible à partir de 2026, avec la même limite : seules les lacunes apparues dès 2025 peuvent être comblées. Les pages cantonales précisent comment chaque canton applique ces règles.
Un point se confond souvent : « déductible » ne signifie pas « source d'économie personnelle ». L'économie réelle dépend de votre revenu, de votre canton, de votre pays de résidence et de la façon dont vos deux États taxent le même revenu. Le calculateur ne chiffre aucune économie ; si vous voulez un ordre de grandeur sur l'impôt, utilisez l'outil consacré à l'effet d'un versement 3a sur l'impôt du frontalier.
Un exemple depuis l'Italie
Exemple fictif, pour illustrer : Marco, 36 ans, frontalier résidant près de Côme, travaille au Tessin depuis plusieurs années, bien avant 2025. Il n'a jamais versé dans un 3a.
Il saisit sa date de début d'activité, le permis G et l'Italie comme pays de résidence. Le calculateur ne retient pas ses premières années au Tessin : elles précèdent la période ouverte par la loi. Il garde les années à partir de 2025, puisque Marco travaillait déjà en Suisse à ce moment-là et n'avait rien versé.
Deuxième lecture, la déduction. Marco est imposé à la source. Le calculateur affiche donc « à vérifier » : il faudrait que Marco demande une TOU avant le 31 mars de l'année suivante et qu'il remplisse l'une des conditions de l'art. 99a. Il ne les connaît pas encore, et c'est précisément ce que le résultat lui apprend. Avant de verser, il doit se renseigner sur le traitement italien du rachat, et sur le nouvel accord entre l'Italie et la Suisse, décrit sur la page frontalier résidant en Italie.
Troisième point : Marco doit commencer par verser la cotisation ordinaire de l'année en cours, puis seulement ensuite verser le rachat. Il constate que le montant plafond du rachat reste le même, que Marco ait un 2e pilier ou non. S'il ne peut pas déduire, il n'est pas pour autant obligé de renoncer : la valeur d'un 3a se juge aussi sur d'autres critères que la déduction, comme le montre la page 3a ou 3b selon son impôt.
Ce parcours illustre un principe : le calculateur ne dit pas « faites-le » ou « ne le faites pas ». Il dit quelles années comptent, quel plafond s'applique et où se situe le point d'incertitude.
Hypothèses et date
Le calculateur travaille avec des hypothèses simples. Les voici, pour que vous sachiez ce qu'il ne voit pas.
- Période continue d'activité : il suppose que vous avez travaillé en Suisse sans interruption depuis la date saisie.
- Aucun versement antérieur : il considère que vous n'avez rien versé au 3a pour les années concernées. Si vous aviez déjà cotisé une partie du plafond, la lacune est plus petite.
- Règles de 2026 : les montants sont ceux de l'année en cours, soit 7 258 francs pour la petite déduction. Le plafond sans 2e pilier est de 36 288 francs en 2026. Pour l'année suivante, consultez la page sur les plafonds 3a de 2027.
- Une seule demande par année : la demande de rachat se fait par écrit auprès de l'institution, avec le montant demandé, les années de lacune concernées et leur montant, et le cas échéant le montant et la date des cotisations ordinaires de l'année (art. 7b al. 1).
- Fiscalité résumée : il ne chiffre ni l'impôt suisse, ni l'impôt de votre pays de résidence.
Il ne tient pas compte non plus de votre situation familiale, de votre éventuel passage à l'indépendance ou de votre départ prochain. Un départ de Suisse change la manière de retirer et d'imposer le capital, et cela vaut la peine d'être anticipé : voyez racheter son 3a avant de partir.
La date de dernière mise à jour de la page figure en tête ; les règles peuvent évoluer, notamment sur les plafonds et sur la pratique des cantons.
Avant de racheter : les vérifications à faire
Quelques points évitent les mauvaises surprises.
- Retrouver la date exacte de début d'activité en Suisse et votre permis pour chaque année
- Vérifier avec votre prestataire que la cotisation ordinaire de l'année est bien versée avant le rachat
- Demander par écrit au prestataire quelles années de lacune il retient, selon l'art. 7b
- Contrôler si vous êtes imposé à la source et si une TOU est réaliste pour vous
- Noter la date limite de la demande de taxation ordinaire ultérieure
- Vérifier comment votre pays de résidence traite un versement 3a suisse
Si vous cherchez qui peut ouvrir le compte ou reprendre un contrat en tant que non-résident, la page auprès de qui ouvrir un 3a y répond. Pour les pièges de l'année, le texte checklist des pièges fiscaux du 3a reste un bon complément.
Questions fréquentes
Puis-je racheter des années où j'ai travaillé en Suisse avant 2025 ?
Non. La règle ne prévoit le rachat que pour les lacunes apparues à partir de la période fiscale 2025. Toute lacune antérieure est exclue, même si vous travailliez alors en Suisse et pouviez cotiser.
Le calculateur s'applique-t-il à un frontalier et à un titulaire de permis B de la même manière ?
Pour les années éligibles, oui : ce sont les années d'activité en Suisse qui comptent. La différence porte sur la déduction. Le frontalier imposé à la source dépend de la TOU, alors que le titulaire d'un permis B en taxation ordinaire déduit plus directement. Le calculateur affiche ce contraste.
Quel est le montant maximal d'un rachat ?
Un seul rachat est possible par année fiscale, dans la limite de la petite déduction, soit 7 258 francs en 2025 et en 2026. Cette limite vaut aussi pour les personnes sans 2e pilier, même si leur plafond annuel de versement est plus élevé.
Faut-il verser d'abord la cotisation de l'année en cours ?
Oui. Pour racheter 2025, il faut avoir versé l'intégralité de la cotisation due pour 2026. Le calculateur vous le rappelle car l'ordre des versements compte pour la déduction.
Un frontalier imposé à la source peut-il déduire son rachat ?
Pas automatiquement. Le barème à la source ne prend pas en compte les cotisations 3a. Il faut demander une taxation ordinaire ultérieure par écrit, au plus tard le 31 mars de l'année suivante, et remplir les conditions de l'art. 99a LIFD, ou être taxé d'office selon l'art. 99b. Dans de nombreux cas, la déduction reste donc incertaine.
Que se passe-t-il si je quitte la Suisse après un rachat ?
Le capital 3a reste soumis aux règles de retrait applicables à un départ, et le traitement dépend de votre pays de résidence. Avant de racheter, il est utile de lire les erreurs à éviter avec son 3a au départ et de prévoir le moment du retrait.
Le résultat du calculateur vaut-il une offre ?
Non. C'est un ordre de grandeur, fondé sur vos réponses et sur les règles de l'année. Il ne constitue ni une offre, ni un conseil personnalisé. Pour une comparaison adaptée à votre situation, la page de demande vous permet de recevoir une comparaison gratuite, et la page comment ça marche explique qui traite la demande.
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Sources
- Plafonds du 3e pilier a (montants-limites non imposables) — OFAS
- 3e pilier a — rachats rétroactifs, retrait et imposition, frontaliers — Administration fédérale des contributions
- Rachat de cotisations 3a (OPP 3, art. 7a et 7b) — Fedlex
- Déduction fiscale des cotisations 3a (OPP 3, art. 7) — Fedlex
- Non-résidents : frontaliers et prestations de prévoyance (LIFD, art. 99a) — Fedlex
- Impôt à la source : non-résidents (art. 35a) — Fedlex
- Plafonds 3a 2026 — chiffres repères de l'OFAS
- Rachat rétroactif du 3a (OPP 3 art. 7a et 7b) — République et canton de Genève
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