Dans cette page
- Permis G, permis B, permis L : qui peut ouvrir un 3a
- Le plafond ne dépend pas de la frontière mais de l'AVS et de la caisse de pension
- Frontalier sans caisse de pension : le cas du petit plafond
- Verser n'est pas déduire : la déduction dépend de votre lieu d'imposition
- Année d'arrivée ou de départ : les versements qui comptent
- Les pièces à garder pour justifier vos versements
- Ce que votre prestataire doit pouvoir vous dire
- Pas de plafond propre au frontalier, mais des cas qui prêtent à confusion
- Questions fréquentes
Vous travaillez en Suisse, vous habitez peut-être en Haute-Savoie, dans le Pays de Gex, en Allemagne du Sud ou du côté de Côme, et vous vous demandez quel est votre plafond 3a de frontalier : votre permis G vous donne-t-il droit au même montant qu'un collègue titulaire d'un permis B ? La réponse courte tient en une phrase : le plafond dépend de votre situation d'assurance en Suisse, pas de votre carte de séjour ni de votre pays de résidence. En revanche, la valeur que ce versement aura pour vous dépend, elle, très largement du lieu où vous êtes imposé. Cette page sépare les deux questions, puis détaille l'année où l'on arrive ou l'on part.
Permis G, permis B, permis L : qui peut ouvrir un 3a
La règle de départ est la même pour tout le monde, quel que soit le titre de séjour : seules les personnes qui perçoivent un revenu, ou un revenu de remplacement, issu d'une activité lucrative soumise à l'AVS peuvent cotiser au pilier 3a. Quand l'activité lucrative s'arrête et qu'aucun revenu de remplacement ne la prolonge, le versement n'est plus possible.
Le permis n'est donc pas la condition. Il est le reflet de votre situation :
- Permis G (frontalier) : vous travaillez en Suisse et vivez dans un État voisin. Votre salaire est soumis à l'AVS, vous remplissez la condition du revenu d'activité. Le droit de verser existe ; ce qui varie est la facilité d'ouvrir le compte, car chaque prestataire fixe sa propre politique envers les non-résidents (voir quelles banques suisses ouvrent un 3a à un non-résident).
- Permis B (séjour) : vous êtes domicilié en Suisse. Même condition d'activité soumise à l'AVS, avec en plus l'impôt à la source tant que vous n'êtes pas au bénéfice d'un permis d'établissement. Pour le détail de l'arrivée, voyez le permis B, l'impôt à la source et le 3a.
- Permis L (courte durée) : le droit de verser suit la même logique, mais la durée du séjour pèse sur le choix du produit, car l'argent d'un 3a est bloqué jusqu'à un cas de retrait prévu. La page permis L et 3a examine ce cas.
- Permis C (établissement) : même règle de plafond ; le régime d'impôt change, puisque l'impôt à la source cède la place à la déclaration ordinaire. Voir le permis C et le 3e pilier.
Si vous voulez le panorama complet de ce que le permis G ouvre côté prévoyance, la page permis G : ce qu'il ouvre pour votre prévoyance le déroule ; pour la question générale « puis-je cotiser ? », reportez-vous à peut-on cotiser à un 3e pilier suisse en étant frontalier.
Le seul vrai test : un revenu soumis à l'AVS
Pour savoir si vous pouvez verser, posez-vous une seule question : mon activité en Suisse génère-t-elle un revenu soumis à l'AVS cette année ? Un salarié à temps partiel, un employé d'une agence de placement, un travailleur à l'heure répondent oui dès lors que des cotisations AVS sont prélevées sur leur salaire.
Un détail mérite attention. Les assurés actifs qui paient très peu de cotisations AVS sur une année civile, part de l'employeur comprise, sont considérés comme des personnes sans activité lucrative : le seuil est de 435 francs de cotisations. Un frontalier avec une très petite activité accessoire peut donc, en théorie, se retrouver du mauvais côté de cette limite. C'est un cas rare pour un salarié à temps plein ; il vaut la peine d'être vérifié si vous cumulez plusieurs petits mandats.
Ce que le permis ne change pas
Un frontalier et un résident suisse qui exercent le même métier avec la même caisse de pension relèvent du même plafond. La frontière ne divise pas le montant par deux et ne le multiplie pas. Ce qui bouge avec le statut, c'est ce qui entoure le versement : impôt à la source ou déclaration, accès aux prestataires, retrait possible ou non selon le pays où vous irez vivre.
Le plafond ne dépend pas de la frontière mais de l'AVS et de la caisse de pension
Le plafond du 3a a deux niveaux. L'un s'applique aux personnes affiliées à une caisse de pension (2e pilier), l'autre à celles qui ne le sont pas. Le critère décisif est donc votre affiliation à la prévoyance professionnelle (LPP), pas votre nationalité ni votre domicile.
CHF 7 258
Plafond 3a avec 2e pilier, en 2026
Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)
CHF 36 288
Plafond 3a sans 2e pilier, en 2026 (montant maximal)
Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)
CHF 7 373
Plafond 3a avec 2e pilier, en 2027
Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)
CHF 36 864
Plafond 3a sans 2e pilier, en 2027 (montant maximal)
Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)
Ces montants sont ceux que les autorités fédérales publient pour l'année concernée. Le plafond avec 2e pilier est appelé « petite déduction » : il vaut une part du montant-limite supérieur de la LPP, soit le salaire annuel maximal de la LPP obligatoire. Le plafond sans 2e pilier est la « grande déduction » : une part du revenu d'activité lucrative, plafonnée à une fraction plus élevée de ce même montant-limite.
Le tableau ci-dessous met les deux régimes côte à côte, pour un frontalier salarié et pour un frontalier sans caisse de pension.
| Critère | Avec caisse de pension (2e pilier) | Sans caisse de pension |
|---|---|---|
| Nom courant | Petite déduction, « petit 3a » | Grande déduction, « grand 3a » |
| Plafond en 2026 | 7 258 francs | 36 288 francs au maximum |
| Plafond en 2027 | 7 373 francs | 36 864 francs au maximum |
| Base de calcul | Une part du montant-limite supérieur de la LPP | 20 % du revenu d'activité lucrative, dans la limite d'une part du montant-limite |
| Condition de fond | Revenu d'activité soumis à l'AVS | Revenu d'activité soumis à l'AVS |
| Dépend du permis ? | Non | Non |
| Dépend du pays de résidence ? | Non, pour le droit de verser | Non, pour le droit de verser |
Les deux questions à régler dans l'ordre
Pour trouver votre plafond, suivez cet ordre. D'abord : ai-je un revenu d'activité soumis à l'AVS ? Ensuite : suis-je affilié à une caisse de pension par mon employeur ? L'arbre ci-dessous résume le raisonnement.
La plupart des frontaliers salariés d'une entreprise suisse sont affiliés à une caisse de pension dès que leur salaire dépasse le seuil d'entrée de la LPP, et se situent donc dans la colonne de gauche. Votre certificat de prévoyance, remis chaque année par la caisse, ou votre fiche de salaire, où figure la retenue LPP, le confirment sans ambiguïté. Pour comprendre ce deuxième pilier vu de France, lisez le 2e pilier suisse vu depuis la France.
Exemple : Julien, frontalier haut-savoyard
Exemple fictif : Julien est frontalier, domicilié en Haute-Savoie, et travaille à Genève dans une société qui l'affilie à sa caisse de pension. Il verse chaque mois une petite somme sur un compte 3a. Sa première question était : « Mon permis G me limite-t-il ? » La réponse est non. Ce qui détermine son plafond, c'est son affiliation à la caisse de pension : il relève donc du petit plafond de l'année, comme un collègue genevois.
Le raisonnement de Julien devrait ensuite porter sur deux points : son versement mensuel entre-t-il bien dans le plafond sur douze mois, et que vaut la déduction pour lui, compte tenu de son régime d'imposition ? Nous y revenons plus bas, avec le régime spécial genevois comme cas de référence.
Frontalier sans caisse de pension : le cas du petit plafond
On pourrait croire que le frontalier sans caisse de pension est rare. Il ne l'est pas autant qu'on le pense. Plusieurs situations débouchent sur une absence d'affiliation à la LPP :
- un salaire trop bas pour atteindre le seuil d'entrée de la prévoyance professionnelle, ou une somme de plusieurs petits emplois dont aucun n'est assuré ;
- un employeur qui n'affilie pas encore un salarié en début de contrat ;
- une activité indépendante, où l'affiliation à une caisse de pension est facultative ;
- une période de chômage ou de transition entre deux contrats, où le revenu de remplacement ne comporte pas toujours de prévoyance professionnelle.
Dans ces cas, la grande déduction peut s'appliquer : jusqu'à 20 % du revenu d'activité lucrative, avec un maximum de 36 288 francs en 2026 (36 864 francs en 2027). C'est un plafond en deux volets, le plus bas des deux limites s'impose. Un frontalier au revenu modeste sans caisse de pension ne montera donc pas jusqu'au maximum : c'est la part de son revenu qui décide.
Pourquoi ce n'est pas une aubaine automatique
Un plafond élevé n'oblige à rien et ne garantit rien. Verser plus dans un 3a bloque davantage d'argent : le retrait n'est possible que dans des cas prévus (retraite, achat d'un logement principal, départ définitif de Suisse, invalidité, activité indépendante). Pour un frontalier qui vit en France, en Allemagne ou en Italie, le retrait se heurte en outre à une fiscalité de sortie qui dépend du pays. Sur ce sujet précis, consultez comment est imposé un retrait du 3a.
Si vous êtes indépendant, la logique du revenu devient centrale ; la page consacrée à ce statut explique le plafond de 20 % du revenu et la page voisine le grand 3a est-il accessible ? les conditions concrètes.
Les personnes ayant dépassé l'âge de référence
Autre cas particulier : celui qui a dépassé l'âge de référence mais continue de travailler en Suisse. Sans cotisation à une caisse de pension mais encore actif, il peut verser jusqu'à 20 % de son revenu d'activité, au maximum 40 % du montant-limite supérieur ; s'il est encore assuré au 2e pilier, le plafond tombe à 8 % du montant-limite supérieur. Les règles détaillées de ce dernier cas sont traitées dans la page sur le frontalier actif après l'âge de référence.
Verser n'est pas déduire : la déduction dépend de votre lieu d'imposition
C'est la partie que les débutants confondent le plus. Le plafond fixe ce que vous avez le droit de verser. La déduction fiscale, elle, dépend de l'autorité qui vous impose et de la manière dont elle le fait. Un frontalier peut donc verser le même montant qu'un résident genevois et ne pas obtenir la même déduction.
Le barème de l'impôt à la source ignore le 3a
Pour les contribuables imposés à la source, le barème ne tient pas compte des cotisations 3a. Votre employeur retient l'impôt sur le salaire selon un tarif standard : votre versement au 3a ne le fait pas baisser tout seul. Les personnes concernées peuvent toutefois demander par écrit, jusqu'au 31 mars de l'année suivante, une taxation ordinaire ultérieure (TOU), sur la base de l'article 89a alinéa 3 de la loi sur l'impôt fédéral direct (LIFD), pour y faire figurer leurs cotisations 3a.
Les personnes imposées à la source qui ne sont pas domiciliées en Suisse, donc les frontaliers, peuvent déduire leurs cotisations 3a si elles remplissent les conditions de l'article 99a LIFD, ou si une taxation ultérieure d'office a lieu selon l'article 99b LIFD.
Les trois portes d'entrée de la TOU pour un frontalier
L'article 99a alinéa 1 LIFD ouvre la taxation ordinaire ultérieure, au plus tard le 31 mars de l'année suivant l'année fiscale, dans trois situations :
- une part prépondérante des revenus mondiaux (conjoint compris) est imposable en Suisse ;
- la situation du frontalier est comparable à celle d'un contribuable domicilié en Suisse ;
- la TOU est nécessaire pour faire valoir des déductions prévues par une convention contre les doubles impositions.
C'est la raison pour laquelle on parle de « quasi-résident » : un frontalier dont l'essentiel du revenu vient de Suisse peut demander à être traité presque comme un résident, et déduire ses cotisations. Le détail de ce statut est dans le 3a, la TOU et le quasi-résident et, pour le cas genevois, dans quasi-résident et TOU.
Le résident français et la convention de double imposition
Un volet distinct concerne le résident français. Selon les informations d'un canton frontalier, le résident français qui remplit les conditions de l'accord franco-suisse du 11 avril 1983 est exonéré de l'impôt à la source suisse ; sinon, la convention de 1966 évite la double imposition. Autrement dit, le pays où l'impôt est dû peut être la France plutôt que la Suisse. Dans ce cas, c'est la loi fiscale française qui commande la déduction du 3a, et celle-ci ne la traite pas comme le fait un canton suisse. Les pages accord de 1983 pour Vaud, Valais, Neuchâtel et Jura et déclarer son 3a en France expliquent comment ces règles se combinent.
Retenez la structure : trois lieux d'imposition possibles pour un même versement, trois traitements possibles.
Pour estimer l'ordre de grandeur de ce que la déduction change sur l'impôt, le calculateur d'économie d'impôt du frontalier reprend les hypothèses officielles. Rappelez-vous qu'il s'agit d'un ordre de grandeur et jamais de ce que vous obtiendrez réellement : l'effet réel dépend de votre revenu, de votre canton, de votre situation familiale et de votre régime d'imposition. La page quelle économie d'impôt attendre d'un 3a donne le cadre de lecture.
Les couples : deux salaires, une retenue
Quand les deux époux qui vivent en ménage commun exercent une activité lucrative, les retenues à la source sont calculées sur le cumul de leurs revenus. Les dépenses professionnelles, les primes d'assurance et les déductions pour charges de famille sont prises en compte de manière forfaitaire. Cette règle a une conséquence directe pour votre 3a : un versement fait par l'un des deux ne se retrouve dans aucun barème forfaitaire. Ce détail s'ajoute à ce que dit la page sur le frontalier marié.
Quand la TOU devient obligatoire
Il existe aussi une taxation ordinaire ultérieure obligatoire. Les personnes imposées à la source y sont soumises si leurs revenus bruts atteignent ou dépassent un certain montant durant une année fiscale, ou si elles disposent de revenus non soumis à l'impôt à la source ; le Département fédéral des finances fixe ce montant avec les cantons. Pour le frontalier non résident, la règle est différente, mais un cumul de revenus suisses et étrangers mérite toujours un contrôle.
Année d'arrivée ou de départ : les versements qui comptent
L'année où l'on commence ou cesse de travailler en Suisse est l'endroit où les questions de plafond se compliquent. Voici la logique générale, sous forme de frise, avant de passer aux cas.
Les repères suivants montrent, de l'arrivée au départ, ce qui peut être versé et à quel moment. Aucun montant n'y figure : il s'agit d'un schéma de principe, pas d'un calcul personnel.
L'année d'arrivée
Si vous arrivez en Suisse en cours d'année, ou si vous passez du statut de chômeur ou d'étudiant à celui de salarié, vous pouvez verser à partir du moment où vous avez un revenu d'activité soumis à l'AVS. Une question revient : le plafond est-il réduit au prorata des mois travaillés ? Les textes fédéraux que nous avons consultés ne parlent pas d'un plafond proratisé dans ce cas ; la question se pose plutôt du côté de la déduction fiscale, où certains cantons ont leur propre pratique pour une année incomplète. C'est un point à faire confirmer par l'autorité fiscale compétente, par exemple par la lecture de la première année en Suisse avec un revenu partiel.
Le rachat rétroactif : une nouveauté pour les arrivants
Depuis l'année fiscale 2026, un rachat rétroactif de cotisations 3a est possible pour les années où l'on n'a pas versé, jusqu'à dix ans de cotisations manquantes, et il est déductible fiscalement l'année où il est effectué (le premier rachat porte sur 2025). Le rachat est plafonné : un seul par année fiscale, au maximum le montant de la petite déduction, soit 7 258 francs en 2025 et en 2026, y compris pour les personnes sans 2e pilier.
La condition est stricte : il faut avoir versé l'intégralité de la cotisation due pour l'année en cours avant de racheter en une fois celle de l'année manquante. Un frontalier qui vient de commencer à travailler en Suisse n'a pas forcément des années à racheter : le rachat concerne des années où il aurait pu cotiser, c'est-à-dire où il avait un revenu soumis à l'AVS. Pour savoir si cela vous concerne, voyez le rachat rétroactif pour arrivants et frontaliers ou l'outil le rachat 3a est-il possible pour vous ?.
L'année de départ ou de fin d'activité
Le texte de l'ordonnance (OPP 3, article 7 alinéa 3) prévoit qu'au cours de l'année civile où il met fin à son activité lucrative, l'assuré peut verser la totalité de la cotisation. Pour un frontalier qui quitte son emploi suisse, c'est une marge utile : versez en une fois ce que vous souhaitiez verser sur l'année, avant que le droit ne tombe. Mais attention à deux pièges :
- le versement doit être effectué dans l'année civile concernée, pas seulement décidé : demandez à votre prestataire sa date limite de crédit sur le compte ;
- si vous ne retrouvez pas de revenu soumis à l'AVS l'année suivante, le versement n'est plus possible.
Le détail des dates à surveiller est dans jusqu'à quand verser son 3a en année d'arrivée ou de départ. Pour la sortie elle-même, la liste de contrôle du départ ordonne les gestes.
Si votre revenu s'arrête sans que vous partiez
Un frontalier qui perd son emploi n'est pas un frontalier parti. Pendant une période de revenu de remplacement soumis à l'AVS, la condition d'activité peut subsister. Ensuite, sans revenu de remplacement, le versement s'arrête. La page le frontalier au chômage et les deux systèmes traite ce cas de manière détaillée.
Les pièces à garder pour justifier vos versements
Verser est une chose, le prouver en est une autre. Que vous demandiez une TOU, que vous déclariez vos revenus étrangers en France ou que vous prépariez un retrait, vous aurez besoin de justificatifs. Conservez année après année :
- L'attestation annuelle de versement, délivrée par la fondation bancaire ou l'assureur, qui indique le montant versé pendant l'année et la date de chaque versement.
- Le relevé de compte au 31 décembre, utile pour la déclaration de compte étranger en France ; voir le 3e pilier suisse : déclaration française, formulaire 3916 et CSG/CRDS.
- Le certificat de salaire et la fiche qui montre la retenue LPP : ils prouvent votre affiliation à la caisse de pension, donc le plafond applicable.
- L'attestation de l'impôt à la source retenu sur votre salaire, pour déposer une TOU.
- La copie de la demande de TOU et la preuve de son envoi, avant le 31 mars de l'année suivante.
- Les justificatifs de rachat, avec la preuve d'avoir versé la cotisation entière de l'année en cours avant de racheter une année manquante.
- Le contrat ou le règlement du compte 3a, utile le jour d'un retrait ou d'un transfert.
Une check-list simple à reprendre chaque fin d'année
- Vérifier mon affiliation à la caisse de pension sur ma fiche de salaire
- Contrôler le plafond applicable à ma situation pour l'année
- Comparer le total de mes versements avec ce plafond
- Demander l'attestation de versement au prestataire
- Noter la date limite de ma demande de TOU
- Garder le relevé au 31 décembre pour ma déclaration étrangère
- Classer les justificatifs de rachat éventuels
Pour une version centrée sur la fin d'année, la liste de fin d'année du frontalier prolonge celle-ci.
Les pièges que ces pièces permettent d'éviter
Premier piège : confondre date de décision et date de crédit. Un virement lancé le dernier jour ouvrable peut être crédité l'année suivante et sortir de la déduction de l'année voulue. Deuxième piège : oublier que le plafond est annuel, pas mensuel. Un versement mensuel convient très bien, à condition de sommer les douze mois. Troisième piège : cumuler plusieurs comptes 3a sans suivre le total. Les plafonds s'appliquent à la personne, pas à chaque compte.
Ce que votre prestataire doit pouvoir vous dire
Avant d'ouvrir un compte ou de verser, posez quelques questions simples et notez les réponses :
- Acceptez-vous l'ouverture d'un 3a à une personne qui n'habite pas en Suisse, et à quelles conditions ?
- Comment calculez-vous mon plafond ? Me demandez-vous un justificatif d'affiliation à la caisse de pension ?
- Quelle est votre date limite de crédit pour qu'un versement compte dans l'année ?
- Quels frais existent, de quelle nature (gestion, garde, change, virement), et où les lire dans les conditions ?
- Que devient mon compte si je change de pays de résidence ?
- Comment obtenir mon attestation annuelle, et sous quelle forme ?
Ces questions ne donnent lieu à aucun tarif ici : chaque prestataire publie les siens. Pour juger un interlocuteur, la page vérifier un prestataire suisse avant d'ouvrir un 3a propose une grille. Et si vous préférez comparer plusieurs offres selon votre situation (permis, caisse de pension, pays de résidence), vous pouvez demander une comparaison gratuite ; la façon dont elle est traitée est expliquée sur la page comment ça marche.
Pas de plafond propre au frontalier, mais des cas qui prêtent à confusion
Plusieurs idées reçues circulent. Quelques-unes se règlent en une phrase.
« Le permis G me donne droit à un plafond réduit. » Faux : aucune règle fédérale du plafond ne distingue le permis G du permis B.
« Je vis en France donc c'est le plafond français qui s'applique. » Non : le plafond du 3a suisse est un plafond suisse. Votre pays de résidence agit sur la déduction ou l'imposition, pas sur le montant que la Suisse autorise.
« Je suis imposé à la source donc je ne peux pas déduire. » C'est inexact, mais le chemin n'est pas automatique : il faut passer par la TOU si vous y avez droit, dans le délai prévu.
« Si je verse plus, j'économise forcément plus. » Ce n'est pas un calcul que l'on peut faire pour vous : l'effet dépend de votre régime d'imposition, de votre revenu et de votre canton. La page idées reçues sur le 3a du frontalier en démonte d'autres.
Questions fréquentes
Un frontalier au permis G a-t-il le même plafond 3a qu'un résident suisse ?
Oui, dans la mesure où il est dans la même situation d'assurance. Le plafond dépend de l'affiliation à une caisse de pension et d'un revenu d'activité soumis à l'AVS, non du permis ni du domicile. En 2026, le plafond avec 2e pilier est de 7 258 francs et le plafond maximal sans 2e pilier de 36 288 francs.
Quel est le plafond 3a en 2027 ?
Pour 2027, le plafond avec 2e pilier est de 7 373 francs et le montant maximal sans 2e pilier de 36 864 francs. Le taux de 20 % du revenu d'activité s'applique en dessous de ce maximum pour les personnes sans caisse de pension. Pour la lecture de ces changements, voyez les plafonds 3a 2027 pour frontaliers.
Peut-on verser au 3a avec un permis L ?
Le droit de verser repose sur le revenu d'activité soumis à l'AVS, pas sur la durée du permis. La vraie question est de savoir si un produit bloqué convient à un séjour court ; la page consacrée au permis L en examine les conséquences.
Je n'ai pas de caisse de pension : quel plafond ai-je ?
Si vous n'êtes affilié à aucun 2e pilier et que vous avez un revenu d'activité, la grande déduction s'applique : 20 % du revenu d'activité lucrative, avec un maximum de 36 288 francs en 2026. Votre revenu détermine donc le montant réel, et en dessous de ce maximum le plafond est plus bas. En cas de doute sur votre affiliation, vérifiez votre certificat de prévoyance.
Est-ce que je déduis mon 3a si je suis imposé à la source ?
Pas automatiquement. Le barème à la source ne tient pas compte du 3a. Vous pouvez demander une taxation ordinaire ultérieure par écrit, jusqu'au 31 mars de l'année suivante, si vous remplissez les conditions de la loi. La page déduction du 3a, TOU et quasi-résident détaille ces conditions.
Qu'est-ce qu'un quasi-résident ?
C'est un frontalier dont une part prépondérante des revenus mondiaux, conjoint compris, est imposable en Suisse, ou dont la situation est comparable à celle d'un contribuable domicilié en Suisse. Il peut alors demander la TOU et faire valoir des déductions comme son 3a.
Le montant que je verse est-il réduit l'année de mon arrivée ?
Nous n'avons pas trouvé de règle fédérale qui proratise le plafond selon les mois travaillés. Le sujet se règle plutôt au niveau de la déduction fiscale du canton concerné. Demandez la pratique de votre autorité fiscale avant de verser le plafond entier une année incomplète.
Puis-je verser une somme importante l'année où je quitte mon emploi ?
L'ordonnance prévoit que l'assuré peut verser la totalité de la cotisation au cours de l'année civile où il met fin à son activité lucrative. Le versement doit être effectivement crédité dans cette année. Une fois l'activité terminée et l'année passée, le droit de verser tombe tant qu'aucun revenu soumis à l'AVS ne reprend.
Peut-on racheter des années où l'on n'a pas versé ?
Oui, depuis l'année fiscale 2026 : un rachat rétroactif est possible pour jusqu'à dix ans de cotisations manquantes, un seul rachat par année fiscale, et au maximum le montant de la petite déduction, soit 7 258 francs en 2026. Il faut d'abord avoir versé la cotisation entière de l'année en cours. Le rachat est déductible l'année où il est fait.
Le résident français est-il exonéré de l'impôt à la source suisse ?
Si les conditions de l'accord franco-suisse du 11 avril 1983 sont remplies, le résident français est exonéré de l'impôt à la source suisse ; sinon, la convention de 1966 évite la double imposition. Le résultat dépend de votre canton de travail et de votre situation. Le cas de Genève suit un régime à part, détaillé dans la page sur le frontalier genevois.
Mon conjoint travaille aussi : cela change-t-il mon plafond ?
Non, le plafond est individuel : il tient à votre propre situation d'assurance. En revanche, quand les deux époux exercent une activité lucrative, les retenues à la source sont calculées sur le cumul de leurs revenus, ce qui influence l'impôt, pas le plafond.
Où trouver les montants officiels de l'année ?
Auprès de l'Office fédéral des assurances sociales et de l'Administration fédérale des contributions, dont les sources figurent ci-dessous, ainsi que sur les pages des administrations cantonales. Celle de Genève, par exemple, publie les montants admis pour les personnes affiliées et non affiliées à un 2e pilier.
Sources
- 3e pilier a — plafonds de déduction (Administration fédérale des contributions)
- Plafonds du 3e pilier a — chiffres repères 2026 (Office fédéral des assurances sociales)
- Votre cotisation au 3e pilier (Office fédéral des assurances sociales)
- Plafonds du 3e pilier a 2026 et 2027 (OFAS / Conseil fédéral)
- Non-résidents : frontaliers et prestations de prévoyance — art. 99a LIFD, Fedlex
- Impôt à la source (résidents en Suisse) — art. 83, Fedlex
- Impôt à la source (résidents en Suisse) — art. 89, Fedlex
- Déduction fiscale des cotisations 3a — OPP 3, art. 7, Fedlex
- Personnes sans activité lucrative — art. 10, Fedlex
- Impôt à la source : résidents sans permis d'établissement — art. 33, Fedlex
- Frontaliers : Genève et accord franco-suisse du 11 avril 1983 (canton de Neuchâtel)
- Genève — montants LPP et 3e pilier (République et canton de Genève)
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