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Situation de vie

Famille expatriée : épargner en Suisse pour un enfant qui partira

Votre famille est arrivée en Suisse ou compte la quitter, et votre enfant étudiera peut-être ailleurs : voici ce que le 3e pilier permet pour lui, et ce qui relève plutôt d'une épargne libre.

Mis à jour le · Information générale, pas un conseil personnalisé ni une offre de prévoyance.

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Dans cette page
  1. Une épargne suisse pour un enfant qui grandira ailleurs
  2. Un exemple pour fixer les idées
  3. Frise : les décisions d'une famille qui arrive puis repart
  4. Résidence de l'enfant et fiscalité de l'épargne
  5. Épargne dans la monnaie du pays d'études
  6. Que devient le 3b si la famille repart
  7. Transmission : parent suisse, enfant étranger
  8. Plan à poser avant le départ
  9. Ce qu'il faut retenir en un coup d'œil
  10. Questions fréquentes

Vous êtes arrivés en Suisse avec vos enfants, ou vous savez que l'aventure ne durera pas toujours, et vous vous demandez si le 3e pilier d'un enfant d'expatrié a un sens : mettre de côté ici pour des études qui se feront peut-être à Lisbonne, à Montréal ou à Lyon. La réponse honnête tient en une phrase : le 3e pilier suisse est d'abord une épargne de retraite de l'adulte qui travaille, pas un livret d'études pour mineur. Mais autour de lui, il existe des solutions voisines, et la mobilité de la famille change beaucoup de choses.

Cette page vous aide à distinguer ce que le pilier 3a permet, ce que le pilier 3b peut faire, ce qui relève d'une épargne libre, et ce qu'il faut regarder avant que la famille ne change de pays. Elle ne calcule aucun impôt cantonal et ne recommande aucun produit ; la bonne combinaison dépend de votre permis, de votre canton, de votre pays de résidence futur et de celui de l'enfant.

Une épargne suisse pour un enfant qui grandira ailleurs

Ce que le 3a ne fait pas

Le pilier 3a est une prévoyance individuelle liée : il appartient à la personne qui le cotise, il est bloqué jusqu'à la retraite sauf cas prévus par la loi, et il se déduit du revenu imposable de son titulaire. Trois conséquences pour une famille :

  • l'enfant mineur n'a en général pas de revenu d'activité soumis à l'AVS, donc il ne peut pas cotiser à son propre 3a ;
  • le 3a d'un parent ne se « donne » pas à l'enfant de son vivant : il reste au nom du parent ;
  • financer des études n'est pas l'un des motifs de retrait anticipé prévus (ceux-ci sont l'achat ou l'amortissement d'un logement principal, le départ définitif de Suisse, la mise à son compte, l'invalidité ou la retraite).

Un parent peut donc cotiser à son 3a en pensant à la famille, mais l'argent ne servira pas aux frais de scolarité d'un étudiant en cours de route. C'est la différence essentielle avec un compte d'épargne libre, que vous gardez disponible.

Si vous voulez revoir les bases du 3a pour un arrivant, lisez d'abord Expatrié en Suisse : votre 3e pilier dès l'arrivée, puis revenez ici pour la dimension « enfants ».

Ce que le 3a fait quand même pour la famille

Le 3a n'est pas inutile pour un ménage avec enfants. Il sert votre propre retraite, ce qui libère indirectement du budget pour accompagner plus tard un étudiant. Il peut aussi alléger l'impôt d'un parent qui y a droit, selon son statut : un résident imposé à la source passe par la taxation ordinaire ultérieure pour pouvoir déduire ses cotisations, et un non-résident dépend des conditions du quasi-résident. Ces mécanismes sont détaillés dans Permis B : impôt à la source et 3a.

Les plafonds de l'année donnent le cadre. Pour le salarié affilié à une caisse de pension, le plafond 2026 est celui qui figure ci-dessous ; l'indépendant sans 2e pilier dispose d'un plafond nettement plus haut, dans la limite d'une part de son revenu.

7 258

Plafond 3a 2026 avec 2e pilier (CHF)

Source: 3e pilier a — plafonds de déduction (OFAS)

36 288

Plafond 3a 2026 sans 2e pilier (CHF)

Source: 3e pilier a — plafonds de déduction (OFAS)

7 373

Plafond 3a 2027 avec 2e pilier (CHF)

Source: Plafonds du 3e pilier a (montants-limites non imposables)

31 mars de l'année suivante

Dernier jour pour demander la taxation ordinaire ultérieure

Source: Impôt à la source (résidents en Suisse)

Les repères officiels de la page

Ce que le 3b peut apporter

Le pilier 3b est la prévoyance libre : contrat d'assurance-vie, épargne ou rente, sans les restrictions du 3a, mais en général sans la même déduction fiscale. Il convient mieux à une famille qui veut garder la main sur l'argent, désigner librement ses bénéficiaires dans le cadre du contrat et rester flexible si elle déménage. Ses limites : une police d'assurance a une valeur de rachat qui peut être inférieure aux primes versées si on l'interrompt tôt, et son traitement fiscal change dès que la famille quitte la Suisse. Le détail général est dans Expatrié ou frontalier : le pilier 3b vu de l'étranger et dans 3a ou 3b selon son impôt.

Les trois voies, en une phrase chacune

  1. 3a du parent : retraite du parent, avantage fiscal possible, argent bloqué ; pas un outil d'études.
  2. 3b du parent : épargne ou assurance libre, bénéficiaires à choisir, fiscalité à relire au départ.
  3. Épargne libre au nom du parent ou de l'enfant : disponible à tout moment, sans cadre de prévoyance ; ce n'est plus du 3e pilier, mais c'est souvent la pièce qui répond vraiment au projet d'études.

Une famille combine souvent les trois, en proportions qui dépendent de ses priorités. Pour la logique d'ensemble, voyez Quand on peut partir : 3a et 3b ensemble.

Un exemple pour fixer les idées

Exemple fictif : Ana, 38 ans, arrivée du Portugal avec un permis B à Genève, deux enfants de 4 et 7 ans. Elle travaille comme salariée, son employeur l'affilie à une caisse de pension. Elle sait que l'aîné voudra peut-être étudier au Portugal, et que la famille ne restera sans doute pas plus d'une dizaine d'années.

Ana se pose trois questions. Peut-elle ouvrir un 3a au nom de son fils ? Non, tant qu'il n'a pas de revenu d'activité : le 3a se prend à son nom à elle. Peut-elle utiliser son 3a pour les études ? Non plus, ce n'est pas un motif de retrait. Que peut-elle faire alors ? Verser une partie du plafond à son propre 3a pour sa retraite, et placer à côté, dans une épargne libre, la somme dédiée aux études, dans la monnaie du pays où l'enfant étudiera.

Le même raisonnement vaut pour un couple : voyez Couple franco-suisse en mobilité : prévoyance, départ, enfants.

Frise : les décisions d'une famille qui arrive puis repart

La frise ci-dessous suit une famille arrivée de l'étranger, du premier permis au départ. Elle indique les moments où il faut trancher ; aucun n'a de date légale propre, sauf les échéances fiscales que vous trouverez plus bas.

Une famille arrivée en Suisse puis repartieArrivée et premier permisVérifier le statut fiscal du ménage (impôt à lasource ou non) et l'affiliation au 2e pilier dechaque parent.Première annéeChoisir si l'on ouvre un 3a pour soi, et séparerclairement retraite et épargne pour les enfants.Enfants en bas âgeDécider du véhicule d'épargne pour l'enfant et dela devise dans laquelle on veut l'avoir.Désigner les bénéficiairesRelire la clause bénéficiaire du 3a et du 3b entenant compte du pays de résidence des enfants.Avant les étudesChoisir le pays d'études probable et regrouper lesjustificatifs de l'épargne dédiée.Décision de partirFaire le point sur le 3a, le 3b, le libre passageet les déclarations fiscales de départ.Avant le départ effectifDemander la taxation ordinaire ultérieure si elleest nécessaire, clore les comptes inutiles, garderles attestations.Après le départDéclarer dans le nouveau pays, suivre l'épargne del'enfant et mettre à jour les bénéficiaires.
Une famille arrivée en Suisse puis repartie

Résidence de l'enfant et fiscalité de l'épargne

Pourquoi le lieu de vie de l'enfant compte

L'impôt dépend souvent de la résidence fiscale de la personne qui détient les avoirs, pas de la nationalité. Pour un enfant mineur, la situation est différente de celle d'un adulte : le plus souvent, ses revenus et sa fortune sont rattachés au ménage de ses parents, mais les règles varient d'un pays à l'autre et d'un canton à l'autre. Un enfant resté étudier à l'étranger alors que ses parents vivent en Suisse, ou l'inverse, peut se retrouver dans une position que les règles du pays d'accueil traitent autrement.

Le site ne détaille pas la fiscalité de chaque canton ni de chaque pays : elle varie trop. Voici en revanche les questions à poser, dans l'ordre.

  • Où l'enfant sera-t-il résident fiscal au moment où les intérêts ou les gains tombent ? Un enfant qui part étudier peut devenir résident d'un autre pays tout en restant à la charge de ses parents.
  • Qui est le titulaire du compte ? Un compte au nom d'un enfant mineur est géré par ses parents, mais les revenus peuvent être imputés à l'un d'eux selon le pays.
  • Quel pays impose les revenus de l'épargne ? Une convention contre les doubles impositions peut répartir le droit d'imposer entre la Suisse et le pays de résidence.
  • L'établissement bancaire accepte-t-il un titulaire non résident ? C'est un point pratique qui peut bloquer l'ouverture ou imposer un changement de banque au départ.

L'impôt à la source et l'enfant

Si vous êtes imposé à la source (permis B, par exemple), le barème prend en compte vos charges de famille sous forme de forfaits, mais pas vos cotisations 3a : pour les déduire, il faut passer par la taxation ordinaire ultérieure, à demander au plus tard le 31 mars de l'année suivante. La demande s'étend au conjoint vivant en ménage commun. Pour les personnes qui quittent la Suisse, la demande doit être déposée au plus tard au moment de la déclaration de départ. C'est un des points les plus souvent oubliés au moment de faire ses cartons ; il est repris dans Calendrier fiscal du frontalier.

Un frontalier, lui, est imposé à la source sur son salaire suisse, sous réserve de l'accord fiscal applicable, et sa déduction du 3a dépend de conditions propres au non-résident. Si vous êtes dans ce cas, Frontalier : peut-on déduire son 3a ? explique la logique.

Tableau des principes à retenir

Question Réponse générale Ce qui peut varier
L'enfant peut-il avoir un 3a ? Pas sans revenu d'activité soumis à l'AVS Le statut de l'enfant, son âge, son pays
Peut-on retirer le 3a pour financer des études ? Ce n'est pas un motif de retrait prévu Aucun, hors cas prévus par la loi
Qui déclare l'épargne d'un mineur ? Souvent le ménage des parents Le pays et le canton de résidence
Un compte d'enfant survit-il à un départ ? Il peut rester ouvert La politique de la banque envers un non-résident
Le 3b change-t-il d'impôt au départ ? Oui, selon le pays d'arrivée Le type de contrat et la convention fiscale

Épargne dans la monnaie du pays d'études

Pourquoi la devise compte autant

Une famille qui épargne en francs suisses pour des études payées en euros, en dollars ou en livres supporte un risque de change. Il joue dans les deux sens : un franc fort rend l'épargne plus précieuse à l'étranger, un franc plus faible la rogne. Le sujet est traité dans Rendement du 3a en francs suisses, vu en euros et dans Les frais d'un 3a qu'on oublie, change et virements.

Pour un projet d'études, deux stratégies se rencontrent :

  • épargner dans la monnaie du pays d'études probable, par exemple en ouvrant un compte dans ce pays ou un compte multidevise, si votre établissement le permet ;
  • épargner en francs suisses et assumer le change à la sortie, en gardant en tête que le moment où il faudra payer est connu à l'avance, ce qui laisse peu de temps pour absorber une mauvaise année.

Aucune des deux n'est « la bonne » : tout dépend de la certitude du pays d'études, de la durée, de votre confort face aux variations et des frais de change et de virement. Posez la question de ces frais à votre prestataire avant de vous engager.

Le piège du pays d'études incertain

Beaucoup de familles expatriées ne savent pas où l'enfant étudiera. Dans ce cas, deux garde-fous :

  1. ne pas bloquer l'argent dans un produit à échéance fixe ou à pénalité de sortie, pour pouvoir le déplacer vers la bonne monnaie le moment venu ;
  2. garder des attestations de toutes les opérations, car le nouveau pays de résidence pourra vous demander d'où vient l'argent.

Et l'assurance-vie ?

Les contrats d'assurance suisses, qu'ils soient liés (3a) ou libres (3b), sont en général libellés en francs suisses. Ils offrent un cadre de transmission et parfois des garanties d'invalidité ou de décès, mais ne sont pas conçus pour décaisser des sommes précises à un instant précis dans une autre monnaie. Le point est approfondi dans Frontalier et expatrié : assurance-vie suisse, ce qui change.

Que devient le 3b si la famille repart

Le 3b n'est pas bloqué, mais sa fiscalité bouge

Contrairement au 3a, le 3b n'est pas lié : en principe, vous pouvez le racheter, le laisser courir ou le transformer. Ce qui change au départ, c'est son traitement fiscal. Une assurance-vie suisse détenue par un résident d'un autre pays est examinée par le fisc de ce pays, qui peut y voir un contrat étranger à déclarer, avec ses règles propres sur les gains, les rentes et les capitaux. Une rente 3b peut aussi être imposée différemment selon le canton ou le pays. Voyez Pilier 3b et frontalier : un contrat suisse vu par le fisc français pour un exemple de lecture côté français.

Ne cherchez pas ici de pourcentage : il dépend du pays, du type de contrat et de sa durée. La règle utile est d'anticiper : avant de partir, demandez à votre assureur une simulation de la situation de rachat, de maintien et de transformation, et conservez les justificatifs.

Trois scénarios courants

  • Garder le contrat. La famille reste détentrice de la police, la déclare dans le nouveau pays et conserve les garanties, dont les clauses de bénéficiaires. Avantage : pas de rupture. Inconvénient : un contrat étranger à déclarer et des frais de change à chaque opération.
  • Racheter avant le départ. On encaisse la valeur de rachat, parfois inférieure aux primes versées si le contrat est récent. Cela simplifie la suite mais peut déclencher une imposition en Suisse selon le type de contrat.
  • Transformer en contrat libéré. Le contrat cesse de recevoir des primes et reste en vigueur avec une garantie réduite. Option à regarder si la famille veut garder une couverture sans nouvelle dépense.

Dans tous les cas, interrogez le prestataire sur ce que devient la libération du paiement des primes, la clause bénéficiaire et le traitement fiscal en Suisse et dans le pays d'arrivée.

Le 3a au départ : une règle distincte

Le 3a, lui, a ses propres règles. Un départ définitif de Suisse est l'un des motifs de retrait anticipé, avec une imposition à la source sur le capital qui dépend du canton du débiteur et du pays de résidence ; ce n'est pas une opération à improviser. Les pages dédiées détaillent la démarche : Retirer son 3a en quittant la Suisse, Départ hors UE et la check-list du départ. Un point à garder en tête pour une famille : si l'enfant est encore mineur et sans revenu, c'est le parent qui retire, pas l'enfant, et le capital rejoint son patrimoine, pas un compte d'études.

Transmission : parent suisse, enfant étranger

Qui reçoit le 3a si le parent décède ?

L'ordre légal des bénéficiaires du 3a en cas de décès est le suivant : le conjoint ou partenaire enregistré survivant en premier ; puis les descendants directs, les personnes à charge substantielle ou le concubin ayant formé avec le défunt une communauté de vie ininterrompue d'au moins cinq ans (ou devant subvenir à l'entretien d'enfants communs) ; puis les parents ; puis les frères et sœurs ; puis les autres héritiers. Cet ordre s'applique à défaut de désignation plus précise dans le cadre autorisé.

Pour une famille expatriée, cela signifie que les enfants arrivent en deuxième rang, derrière le conjoint, et qu'ils peuvent se trouver dans un autre pays au moment de la succession. Ce n'est pas un problème en soi, mais il faut anticiper : documents à fournir à la fondation ou à l'assureur, état civil, procuration, représentation d'un mineur par un tuteur ou un parent, et fiscalité du pays de l'héritier.

Une évolution à surveiller

Le Conseil fédéral a décidé qu'à compter du 1er juin 2027, les personnes mariées ou en partenariat enregistré pourront désigner leurs enfants comme bénéficiaires prioritaires du 3a, y compris en famille recomposée. Si votre famille est concernée, cette évolution mérite une relecture de vos clauses. D'ici là, restez sur l'ordre légal en vigueur et vérifiez avec votre prestataire ce qui est possible aujourd'hui.

Le 2e pilier et le concubin

Pour la caisse de pension, le règlement de prévoyance peut prévoir, outre les ayants droit légaux, les personnes à charge du défunt ou le concubin de longue durée, selon les conditions de la loi. À défaut, d'autres bénéficiaires peuvent être prévus, dans des limites fixées par la loi. Les modalités diffèrent d'une caisse à l'autre : demandez le règlement. Pour le cas particulier d'un couple non marié, lisez Concubin et frontalier : à qui va le 3e pilier ? et Frontalier : bénéficiaires du 3e pilier côté France.

Quand les héritiers sont à l'étranger

Un enfant devenu adulte à l'étranger peut hériter d'un capital suisse. L'impôt successoral relève de la loi du canton et du pays concernés, parfois des deux, selon une convention. Les pièces demandées sont souvent : acte de décès, certificat d'héritier, pièce d'identité, justificatif de domicile. Héritier à l'étranger d'un 3e pilier suisse détaille les étapes.

Plan à poser avant le départ

Voici un ordre de travail qui évite les mauvaises surprises. Il ne remplace pas un conseil personnalisé : il structure vos questions.

Au moment de l'arrivée

  • Notez les permis de chaque membre de la famille, car ils fixent le régime fiscal (source ou ordinaire) et l'accès au 3a.
  • Vérifiez si chaque parent est affilié à une caisse de pension : cela détermine le plafond du 3a.
  • Séparez mentalement retraite des parents (3a, 2e pilier) et projet des enfants (épargne libre ou 3b).

Pendant les années de séjour

  • Décidez si vous cotisez à un 3a et, si oui, de quelle part du plafond de l'année, en tenant compte du plafond 2027 annoncé, qui sera plus haut que celui de 2026 (Plafonds 3a 2027).
  • Si vous n'avez pas pu cotiser certaines années, regardez le rachat rétroactif, qui permet, à partir de l'année fiscale 2026, de combler jusqu'à dix ans de cotisations manquantes, déductible l'année du rachat, sous la condition d'avoir versé d'abord la cotisation entière de l'année en cours. Il concerne surtout les personnes qui arrivent ou reviennent ; voyez Le rachat rétroactif du 3a.
  • Pour l'épargne des enfants, choisissez un véhicule souple et peu coûteux à déplacer, dans la devise du pays d'études probable.

Quand le départ se précise

  • Faites l'inventaire de tous les contrats et comptes : 3a, 3b, caisse de pension (libre passage), épargne libre.
  • Demandez à chaque prestataire ce que devient chaque produit pour un non-résident, par écrit.
  • Si vous êtes imposé à la source, vérifiez si la taxation ordinaire ultérieure est utile pour vos déductions, et à quel moment la demander.
  • Mettez à jour les clauses bénéficiaires avec le pays de résidence des enfants en tête.

Checklist avant le départ de la famille

  • Lister les permis, les statuts fiscaux et les affiliations au 2e pilier de chaque parent
  • Rassembler les attestations de versement du 3a de chaque année
  • Demander par écrit à chaque prestataire le traitement d'un client non résident
  • Relire la clause bénéficiaire de chaque contrat et la mettre à jour
  • Vérifier si la taxation ordinaire ultérieure doit être demandée avant la déclaration de départ
  • Séparer l'épargne dédiée aux études du capital de retraite
  • Choisir la devise de l'épargne des enfants et ses frais de change
  • Préparer les pièces de succession utiles à un héritier à l'étranger
  • Noter les dates de départ de chaque contrat et les préavis éventuels
  • Demander une comparaison personnalisée avant toute décision de rachat ou de retrait

Ce qu'il faut retenir en un coup d'œil

Le schéma ci-dessous compare les trois voies principales pour une famille qui anticipe des études à l'étranger. Il ne chiffre rien : chaque cellule résume la règle générale.

Trois voies pour une famille en mobilité3a du parent3b du parentÉpargne libreTitulaireLe parentLe parentParent ou enfantDéduction fiscalepossibleOui selon le statutEn général nonNonAccès à l'argentBloqué sauf cas prévusLibre selon le contratLibreUsage pour des étudesNonPossible mais àcontrôlerOuiEffet d'un départ deSuisseRetrait possible avecimpôtFiscalité du nouveaupaysSurtout une question debanqueDeviseFrancs suissesSouvent francs suissesAu choix
Trois voies pour une famille en mobilité

Questions fréquentes

Mon enfant peut-il avoir son propre 3a ?

Le 3a est réservé à une personne qui perçoit un revenu d'activité soumis à l'AVS. Un enfant mineur sans activité ne peut donc pas cotiser. Un adolescent qui travaille et dont le revenu est soumis à l'AVS pourrait en principe en ouvrir un, mais l'intérêt reste limité par la durée de blocage et par les règles d'accès à l'argent ; la question mérite d'être vue avec un prestataire.

Puis-je utiliser mon 3a pour payer les études de mon enfant à l'étranger ?

Non, ce n'est pas l'un des motifs de retrait anticipé prévus. Le 3a reste bloqué jusqu'à la retraite, sauf cas prévus par la loi comme le départ définitif de Suisse, l'achat d'un logement, la mise à son compte ou l'invalidité. Si vous partez de Suisse, le capital retiré rejoint votre patrimoine et vous pouvez alors en faire ce que vous voulez, mais l'impôt à la source s'applique.

Faut-il privilégier le 3b pour épargner pour un enfant ?

Cela dépend de votre objectif, de votre horizon et de votre statut fiscal. Le 3b est plus souple, mais il n'offre pas la déduction du 3a et sa fiscalité change si vous quittez la Suisse. Une épargne libre peut convenir mieux à un projet d'études précis. Demandez une comparaison personnalisée avant de choisir.

Que devient mon 3b si nous repartons dans notre pays d'origine ?

Le contrat peut rester en vigueur, être racheté ou être transformé. Le pays d'arrivée peut traiter le contrat comme un contrat étranger à déclarer. Demandez à votre assureur ce que devient la valeur de rachat, la clause bénéficiaire et la libération du paiement des primes, puis comparez avec ce que dit le fisc de votre futur pays.

Si je meurs, mon enfant touchera-t-il mon 3a ?

Par défaut, le conjoint ou partenaire enregistré survivant passe en premier, puis viennent les descendants directs, entre autres. Si vous n'avez pas de conjoint, vos enfants sont donc dans le deuxième groupe. À compter du 1er juin 2027, les personnes mariées ou en partenariat pourront désigner leurs enfants comme bénéficiaires prioritaires.

L'enfant installé à l'étranger doit-il payer un impôt sur ce qu'il hérite ?

Souvent oui, selon la loi du pays où il vit et celle du canton suisse concerné, éventuellement corrigées par une convention. Il n'existe pas de règle unique ; préparez les pièces (acte de décès, certificat d'héritier, pièce d'identité) et demandez les règles au fisc du pays de l'héritier.

Notre départ approche : faut-il demander la taxation ordinaire ultérieure ?

Si vous êtes imposé à la source et que vous souhaitez déduire vos cotisations 3a, oui, c'est la démarche à envisager. Elle se dépose au plus tard le 31 mars de l'année suivant l'année fiscale ; pour une personne qui quitte la Suisse, elle doit être demandée au moment de la déclaration de départ.

Le franc suisse fort pose-t-il un problème pour des études à l'étranger ?

Cela dépend du sens du change au moment de payer. Si le franc est plus fort que lors de l'épargne, la somme convertie vaut plus ; s'il est plus faible, elle vaut moins. Plus la date de paiement approche, moins vous avez de marge. C'est pourquoi beaucoup de familles placent la somme dans la devise du pays d'études à l'approche du départ de l'étudiant.

Peut-on racheter des années de 3a manquantes pour ses parents ?

Le rachat rétroactif permet, depuis l'année fiscale 2026, de combler jusqu'à dix ans de cotisations manquantes, avec déduction l'année du versement, et à condition d'avoir d'abord versé la cotisation entière de l'année en cours. Il s'adresse à celui qui n'a pas pu cotiser, souvent à son arrivée. Il ne concerne pas l'épargne d'un enfant.

Où demander une comparaison pour notre situation de famille mobile ?

Le formulaire Demander une comparaison gratuite permet de recevoir une comparaison d'offres de 3e pilier adaptée à votre statut, à votre permis et à votre projet. Les pages Comment ça marche et la FAQ du 3e pilier pour frontaliers et expatriés décrivent la démarche.

Sources

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