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Outil

Retrait du 3a : simulateur d'impôt à la source selon votre pays de résidence

Le jour où vous retirez votre 3a, c'est le pays où vous habitez qui compte. Ce simulateur montre si l'impôt à la source suisse, l'impôt français ou les deux s'appliquent, avec ses limites.

Mis à jour le · Information générale, pas un conseil personnalisé ni une offre de prévoyance.

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Dans cette page
  1. Où habitez-vous le jour du retrait ?
  2. Saisie : pays de résidence, canton de la caisse, capital
  3. Résultat selon que l'impôt est prélevé en Suisse, en France, ou dans les deux
  4. Éviter la double imposition : ce que montre le simulateur
  5. Le parcours de l'impôt, du canton de la caisse au pays de résidence
  6. Les repères officiels à garder en tête
  7. Un exemple depuis la Haute-Savoie à la retraite
  8. Hypothèses, convention applicable et date
  9. Demander une comparaison gratuite
  10. Questions fréquentes

Beaucoup de frontaliers et de partants cherchent le même renseignement : combien d'impôt va prélever la Suisse sur le capital de leur 3a, et que reste-t-il à payer ailleurs ? La réponse tient moins au montant qu'au lieu : votre pays de résidence le jour du retrait commande presque tout. Le simulateur ci-dessus part donc de ce champ-là, puis du canton de la caisse ou de la fondation, puis du capital. Cette page explique comment le remplir, comment lire ce qu'il affiche et sur quelles règles il s'appuie. Pour le sujet voisin de la retenue au départ, voyez aussi l'impôt à la source sur votre capital 3a.

Le résultat est un ordre de grandeur. Ce n'est ni une offre, ni un conseil, ni la décision d'une administration fiscale.

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  • Impôts fédéral, cantonal et communal sur une prestation en capital de prévoyance, calculés par le calculateur fiscal de l’AFC pour 2026 (sans confession, sans enfant, sans fortune ; revenu imposable identique canton et Confédération ; impôts fédéral, cantonal et communal du chef-lieu ; prestation en capital versée à 64 ans). Entre deux montants de la grille, l’outil interpole : le résultat peut s’écarter de quelques dizaines de francs du calcul exact de l’AFC. C’est un ordre de grandeur.
  • Le retrait réparti suppose des parts égales, chacune une année fiscale différente, avec le barème 2026 chaque année, et aucune autre prestation en capital (2e pilier, autre compte) la même année.
  • Le barème affiché est celui des résidents du chef-lieu choisi. Après un départ de Suisse, l’impôt est retenu à la source : son montant peut différer, la page explique les règles qui s’appliquent.
  • Ce n’est ni un conseil ni une prévision. Pour un capital au-delà de la grille de l’outil, utilisez directement le calculateur de l’AFC.
Sources des chiffres de l’outil

Où habitez-vous le jour du retrait ?

Un 3a est un capital lié : il se retire à des moments précis (retraite, départ définitif de Suisse, achat du logement principal, invalidité, début d'une activité indépendante). Ce qui change l'impôt, ce n'est pas le motif, c'est l'adresse où vous résidez au moment où l'argent sort.

Trois situations se présentent, et le simulateur les traite séparément :

  • Vous résidez en Suisse (permis B ou C, par exemple, ou frontalier qui s'est installé en Suisse) : l'impôt est celui du canton, de la commune et de la Confédération, calculé à part de votre revenu.
  • Vous résidez en France (frontalier, retraité, ou partant revenu s'y fixer) : la Suisse retient un impôt à la source, et la France peut aussi s'intéresser à ce capital.
  • Vous venez de quitter la Suisse ou allez le faire : la date de départ et le lieu du nouveau domicile décident laquelle des deux premières lignes s'applique.

Si vous hésitez sur la date, la page sur le domicile fiscal au départ de Suisse détaille ce qui compte. Pour les profils particuliers (frontalier qui retire alors qu'il travaille encore, retraité), le retrait anticipé selon le statut complète utilement.

Saisie : pays de résidence, canton de la caisse, capital

Trois champs, dans cet ordre, parce que chacun conditionne le suivant.

Le pays de résidence

Choisissez le pays où vous aurez votre domicile au moment du paiement, pas celui où vous avez travaillé. Un frontalier qui vit en France à 55 ans comme à la retraite reste « résident français » pour ce calcul. Le choix sélectionne les règles applicables : cantonales si vous êtes en Suisse, retenue fédérale et convention si vous êtes à l'étranger.

Le canton de la caisse

Il s'agit du canton où se trouve l'institution qui verse le capital (banque ou assurance qui tient votre 3a), et, dans certains cas, du canton où vous avez été imposé à la source. Le débiteur de la prestation retient l'impôt, remet une attestation au bénéficiaire et en répond auprès de l'autorité fiscale : c'est la règle de la loi fédérale sur l'impôt à la source. Le canton compte donc, même si vous n'y habitez plus. Sur ce point précis, la page sur le canton du débiteur est le complément direct.

Le capital

Saisissez le montant brut qui figure sur le relevé de votre prestataire, avant tout impôt. Utilisez un chiffre que vous pouvez retrouver sur un document. Si vous avez plusieurs comptes, additionnez ceux que vous retirez la même année : l'imposition séparée porte sur le total versé dans l'année, c'est la raison pour laquelle échelonner ses retraits peut changer le résultat, mais pas toujours comme on le croit.

Pour estimer l'ordre de grandeur du capital que vous aurez à retirer, le calculateur de capital 3a avant le départ est fait pour cela.

Résultat selon que l'impôt est prélevé en Suisse, en France, ou dans les deux

Le simulateur n'affiche pas un seul nombre : il vous dit dans quel cas vous êtes, puis donne la fourchette correspondante. Les trois lectures possibles sont les suivantes.

Cas 1 : l'impôt est prélevé en Suisse seulement

Vous êtes résident suisse, ou vous résidez à l'étranger dans une situation où la convention laisse l'imposition à la Suisse. Pour un résident, la logique est celle de l'imposition séparée des prestations en capital de prévoyance : la loi prévoit que, lorsque le revenu comprend un capital qui remplace des prestations périodiques, l'impôt se calcule au taux qui s'appliquerait si une prestation annuelle correspondante était versée à la place du versement unique. Cette règle figure à la fois dans la loi fédérale (art. 37 LIFD) et dans la loi d'harmonisation (art. 11 al. 2 LHID).

Chaque canton applique ensuite son barème. À Genève, par exemple, la page officielle de l'État indique qu'une prestation en capital du 2e ou du 3e pilier A se déclare en joignant la copie du justificatif de retrait au Service des impôts spéciaux et en reportant le montant à la ligne 98.12 ; l'impôt est calculé séparément « au cinquième du taux ordinaire », formulation de la page elle-même. À Neuchâtel, la page « Prestations en capital » renvoie à la calculette de l'impôt des personnes physiques, et le Jura propose un simulateur officiel pour les prestations en capital, qui calcule l'impôt fédéral direct, cantonal et communal selon la commune, la confession et l'état civil.

Cas 2 : l'impôt est prélevé en Suisse à la source, et la France prélève aussi

C'est le cas qui surprend le plus. Les bénéficiaires domiciliés à l'étranger qui reçoivent des prestations d'institutions suisses de prévoyance professionnelle ou de formes reconnues de prévoyance individuelle liée doivent l'impôt sur ces prestations en Suisse (art. 96 LIFD). Le taux est de un pour cent du revenu brut pour les rentes ; pour les prestations en capital, l'impôt se calcule selon l'article 38 alinéa 2 de la même loi, c'est-à-dire sur le même principe d'imposition séparée que pour un résident. La retenue est effectuée par le payeur du capital.

La France, de son côté, applique ses propres règles à un capital de 3e pilier versé à un résident fiscal français. Le texte du simulateur ne présume pas de leur issue : il affiche un avertissement chaque fois que le résultat dépend de la convention. Pour la déclaration côté français, voyez la déclaration du 3e pilier suisse en France et déclarer son 3a en France.

Cas 3 : l'impôt dépend de la date de départ

Pour les partants, la situation est mouvante. Les personnes qui quittent la Suisse doivent avoir demandé la taxation ordinaire ultérieure au plus tard au moment du dépôt de la déclaration de départ (art. 89a al. 3 LIFD). Un retrait déclenché l'année du départ peut ainsi relever des deux lectures selon le jour où votre domicile change. Le simulateur vous demande alors la date de départ prévue et signale les cas limites. La check-list du départ vous aide à ordonner les étapes.

Votre résidence au jour du retrait Qui retient ou taxe d'abord Ce que le simulateur signale
Suisse Canton, commune et Confédération, en imposition séparée Le barème du canton, l'état civil, la commune
France Retenue à la source suisse, puis règles françaises Le risque de double imposition et la convention
Départ en cours Dépend de la date de changement de domicile La date, la demande de taxation ordinaire ultérieure

Éviter la double imposition : ce que montre le simulateur

Le même capital peut-il être taxé deux fois ? En principe non, c'est précisément le rôle des conventions contre les doubles impositions. La convention franco-suisse de 1966 évite la double imposition de façon générale ; l'accord du 11 avril 1983 prévoit, pour sa part, que le résident français qui remplit ses conditions est exonéré de l'impôt à la source suisse sur certains revenus, ce qui concerne le frontalier en activité plutôt que le retrait d'un capital de prévoyance. D'où l'avertissement : le fait d'être frontalier ne règle pas, à lui seul, le sort de votre capital 3a.

Le simulateur vous met donc devant ce qu'il sait calculer et ce qu'il ne peut pas trancher :

  • il calcule l'impôt suisse selon le barème public du canton choisi ;
  • il indique si une imputation, un crédit ou une exonération est à étudier dans votre pays de résidence ;
  • il refuse d'afficher un total « net » quand l'issue dépend d'une interprétation de la convention.

Les leviers qui existent vraiment

Trois mécanismes peuvent corriger une imposition mal calibrée. D'abord la taxation ordinaire ultérieure (TOU) : les personnes imposées à la source peuvent la demander au plus tard le 31 mars de l'année suivant l'année fiscale, dans trois cas (art. 99a al. 1 LIFD) : une part prépondérante des revenus mondiaux, conjoint compris, est imposable en Suisse ; la situation est comparable à celle d'un résident (le « quasi-résident ») ; la TOU est nécessaire pour faire valoir des déductions prévues par une convention. Ensuite, l'autorité cantonale peut elle-même ouvrir une TOU d'office en cas de situation problématique manifeste (art. 35b al. 1 LHID). Enfin la TOU est obligatoire quand les revenus bruts atteignent un seuil fixé par le DFF avec les cantons, ou quand vous avez des revenus non soumis à l'impôt à la source (art. 89 al. 1 LIFD).

Pour le quasi-résident genevois, le détail se trouve dans la page quasi-résident et TOU. Pour comparer les sorties d'argent selon le pays, le simulateur d'impôt du retrait que vous utilisez ici est la porte d'entrée ; les pages de ce site le prolongent.

Le parcours de l'impôt, du canton de la caisse au pays de résidence

Voici le trajet que le simulateur suit pour un résident étranger. Il met en regard ce qui se passe en Suisse et ce qui reste à votre charge à l'étranger.

Du canton de la caisse au pays de résidence1Retrait demandéVous demandez le paiement à votre banque ou à votreassureur, en indiquant votre adresse de résidence.2Pays de résidence contrôléLe prestataire vérifie si vous êtes domicilié enSuisse ou à l'étranger au jour du paiement.3Retenue du canton du débiteurPour un résident à l'étranger, l'impôt à la sourceest retenu par le payeur du capital.4Attestation remiseVous recevez un justificatif du montant retenu, àconserver pour toute démarche ultérieure.5Déclaration dans le pays de résidenceLe capital et la retenue suisse sont déclarés selonles règles de votre pays.6Convention appliquéeUn crédit, une imputation ou une exonération éviteque le même capital soit taxé deux fois.7Régularisation éventuelleUne taxation ordinaire ultérieure peut être demandéedans le délai prévu.
Du canton de la caisse au pays de résidence

Le simulateur s'appuie sur les textes publics en vigueur à la date affichée sous le résultat. Il ne simule pas votre cas personnel : il ne connaît ni votre revenu, ni vos autres déductions, ni la façon dont votre administration fiscale analysera la convention.

Les repères officiels à garder en tête

Le montant du capital que vous retirez est lié, en amont, aux plafonds de versement. Voici ceux que ce site utilise, avec les sources.

CHF 7 258

Plafond 3a avec 2e pilier en 2026

Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)

CHF 36 288

Plafond 3a sans 2e pilier en 2026

Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)

CHF 7 373

Plafond 3a avec 2e pilier en 2027

Source: Plafonds du 3e pilier a (OFAS / Conseil fédéral)

31 mars de l'année suivante

Dernier jour pour demander une taxation ordinaire ultérieure

Source: Non-résidents : frontaliers et prestations de prévoyance

Un pour cent du revenu brut

Taux sur les rentes versées à l'étranger

Source: Non-résidents : frontaliers et prestations de prévoyance

Les repères de la page

Ces repères ne disent pas combien vous paierez au retrait : ils situent seulement les ordres de grandeur légaux. Le plafond du grand 3a, pour sa part, s'applique dans la limite d'une part du revenu de l'activité lucrative ; sur ce point, voyez le plafond pour les indépendants.

Un exemple depuis la Haute-Savoie à la retraite

Exemple fictif. Sylvie est retraitée et habite en Haute-Savoie. Elle a travaillé à Genève comme salariée et a gardé un ancien compte 3a dans une fondation bancaire genevoise. Elle demande le versement de son capital l'année de sa retraite.

Voici ce que le simulateur lui fait remarquer, étape par étape.

  1. Le pays de résidence est la France : on ne lui applique donc pas le barème de résident genevois, mais la logique de l'impôt à la source sur les prestations versées à l'étranger.
  2. Le canton de la caisse est Genève : c'est de là que part la retenue, et le barème de l'impôt à la source sur les prestations de prévoyance en capital de Genève (publié pour 2026) comprend les centimes additionnels cantonaux et communaux, mais pas l'impôt fédéral direct, qui s'ajoute.
  3. Le capital est celui du relevé de la fondation. Sylvie le saisit tel quel, sans l'arrondir.
  4. Le message d'avertissement s'affiche : le résultat dépend de la façon dont la convention franco-suisse et le droit français traitent ce capital une fois déclaré en France.

Concrètement, Sylvie retient deux choses de sa simulation : l'attestation de retenue que la fondation lui remettra est une pièce à garder pour sa déclaration française, et le total qu'elle verra n'est qu'un ordre de grandeur tant qu'elle n'a pas confirmé le traitement français. Ce que Sylvie ne peut pas conclure du simulateur, c'est qu'elle « paiera tant ». Pour mesurer l'effet de son cas, il lui faudrait comparer avec un professionnel qui connaît sa situation familiale et patrimoniale.

Si vous êtes dans une situation proche, ces pages éclairent le terrain : retirer son 3a à la retraite depuis la France, la retraite en France après la Suisse et le retour en France avec un 3a.

Hypothèses, convention applicable et date

Tout simulateur repose sur des hypothèses ; voici les nôtres, sans détour.

  • Imposition séparée du capital. Le capital est taxé seul, pas additionné à un autre revenu de l'année. Un deuxième retrait la même année change le calcul.
  • Barèmes publics. Les barèmes cantonaux sont ceux publiés par les administrations. Genève a publié le sien pour 2026 en décembre 2025 ; d'autres cantons renvoient à leur calculette officielle. Si vous retirez dans une autre année, le résultat peut s'écarter.
  • Pas de circonstances personnelles. Aucune déduction individuelle, aucun autre revenu, aucune fortune ne sont pris en compte.
  • Convention lue de façon générale. Le texte de la convention est appliqué dans son esprit général. L'administration de votre pays peut avoir une pratique différente.
  • Pas d'avis juridique. Le résultat ne remplace ni l'attestation de votre prestataire, ni l'avis de taxation.

Ce que vous voyez est daté : relisez la date affichée sous le résultat avant d'en tirer quoi que ce soit, surtout si vous prévoyez un retrait dans plusieurs années. Le calendrier fiscal du frontalier vous aide à replacer chaque démarche dans l'année, et les erreurs à éviter au départ listent les pièges les plus fréquents.

Ce que le simulateur ne fait pas

Il ne réclame aucune pièce et ne transmet rien à une administration. Il ne calcule pas l'effet d'un retrait sur le reste de votre fiscalité. Il ne dit pas s'il vaut mieux retirer maintenant ou plus tard. Il ne désigne aucun prestataire. Quant à ce que votre 3a vous a fait économiser pendant les années de versement, c'est un autre sujet : l'économie réelle dépend de votre revenu, de votre canton et de votre situation, et le calculateur d'économie d'impôt du 3a le traite séparément.

Demander une comparaison gratuite

Le simulateur vous situe : il dit quel pays, quel canton et quelles règles pèsent sur votre retrait. Il ne dit pas quelle formule de 3a vous convient, ni ce que coûte telle option chez tel prestataire, et ce site ne le fait pas non plus. Si votre situation dépend de plusieurs paramètres (pays de résidence, permis, date de départ, type de contrat), vous pouvez demander une comparaison gratuite : vous recevez une comparaison d'offres adaptée à ce que vous indiquez. La page comment ça marche précise qui traite la demande et comment.

Questions fréquentes

Mon impôt dépend-il du canton où j'ai travaillé ou du pays où j'habite ?

Les deux jouent, mais pas au même moment. Le canton de la caisse ou de la fondation intervient parce que le payeur du capital retient l'impôt à la source. Le pays de résidence détermine, lui, les règles applicables et ce qui reste à déclarer chez vous. Le simulateur demande les deux pour cette raison.

Pourquoi le simulateur affiche-t-il un avertissement plutôt qu'un total ?

Quand le résultat dépend de la convention contre les doubles impositions ou de la pratique de l'administration de votre pays, un total unique serait trompeur. Il vaut mieux vous montrer les deux étapes (retenue suisse, traitement dans le pays de résidence) que de faire croire à un chiffre définitif.

Un frontalier est-il toujours exonéré de l'impôt à la source suisse ?

Non. L'accord franco-suisse exonère le résident français qui remplit ses conditions de l'impôt à la source suisse ; sinon, la convention de 1966 évite la double imposition. Cela vise surtout le revenu de l'activité. Le retrait d'un capital de 3e pilier suit les règles propres aux prestations de prévoyance versées à l'étranger.

Puis-je demander une taxation ordinaire ultérieure après un retrait ?

Dans les cas prévus par la loi, oui : au plus tard le 31 mars de l'année qui suit l'année fiscale concernée, si vous êtes dans l'une des trois situations de l'article 99a. Les partants doivent l'avoir demandée au dépôt de leur déclaration de départ. Vérifiez votre cas avec l'administration fiscale du canton concerné.

Dois-je déclarer le capital en France même si la Suisse a déjà retenu un impôt ?

En général, un résident fiscal français déclare ses revenus et capitaux de source étrangère selon les règles françaises, et la convention sert ensuite à éviter la double imposition. La retenue suisse ne dispense donc pas, par elle-même, d'une déclaration chez vous. Conservez l'attestation de retenue.

Le simulateur tient-il compte de mon âge ou de mes autres revenus ?

Non. Il ne prend en compte ni votre revenu, ni votre fortune, ni votre état civil détaillé, sauf là où un barème cantonal public le demande. Pour un chiffrage personnel, il faut un calcul fait avec toutes vos données.

Retirer en deux fois change-t-il le résultat ?

Cela peut le changer, car l'imposition séparée porte sur le total retiré dans l'année. Mais le gain n'est pas automatique pour un non-résident, surtout quand une retenue à la source s'applique. La page sur l'échelonnement des retraits détaille les cas.

Sources

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